James Blunt n’est plus le troubadour mélancolique de ses débuts, celui qui tentait de nous arracher les larmes en chantant Beautiful. Sur son troisième album, Some Kind of Trouble, l’auteur-compositeur britannique nous dévoile une nouvelle facette de sa personnalité : le gars optimiste.
Vous avez connu le succès grâce à vos ballades mélancoliques. Et pourtant, Some Kind of Trouble se démarque de vos albums précédents par sa joie de vivre. Pourquoi avez-vous amorcé un tel virage?
Je ne me serais pas vraiment épanoui en tant qu’artiste si j’avais repris la même formule. C’est pour ça que j’ai ressorti ma guitare électrique. Je m’étais éloigné de cet instrument quand j’ai joint les rangs de l’armée – parce que je n’aurais pas sû où brancher mon ampli dans ma tente! Mais là présent, je n’ai aucune raison de m’imposer de telles limites.
Avez-vous remarqué un changement dans l’esprit de vos concerts depuis la parution de l’album?
Oui et non. Les gens sont toujours surpris par mes concerts. Ils s’attendent toujours à passer une soirée mélancolique, mais ce n’est pas ce que je leur propose.
Vous rappelez-vous votre tout premier spectacle à Montréal? C’était au Petit Campus, quelques semaines avant que Beautiful devienne un hit planétaire…
Je m’en souviens très bien… même si j’ai l’impression que ça fait très longtemps. J’avais été très supris de recevoir un accueil si chaleureux au Canada français.
On peut vous trouver sur Twitter sous le pseudonyme DirtyLilBlunt. Qu’est-ce qui se cache derrière ce surnom?
Le nom James Blunt avait déjà été pris quand j’ai ouvert mon compte. Je me suis donc demandé ce qui pouvait être intéressant… DirtyLilBlunt me faisait rire, alors c’est ce que j’ai choisi!
Que pensez-vous de Twitter?
C’est un phénomène intéressant, mais si je ne gagnais pas ma vie en jouant de la musique, je ne serais pas sur Twitter. J’ai de la difficulté à partager avec la planète entière les moindres détails de ma vie privée. Je sais que mes fans ne veulent pas seulement savoir quand mes billets de spectacle seront mis en vente. Mais d’un autre côté, je trouve que je me révèle bien assez dans mes chansons… Il s’agit de trouver le bon équilibre. Une chose est sûre : vous ne saurez jamais ce que j’ai mangé pour déjeuner. Mon ego n’est pas assez gros pour que je puisse penser que ça intéresse quelqu’un!
James Blunt avec artiste invitée : Christina Perri
À la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts
Dimanche à 20 h