Culture

Tyler Perry contre-attaque

Ned Ehrbar - Metro World News

Tyler Perry aimerait dire quelque chose qu’il a sur le cÅ“ur depuis longtemps : «Spike Lee peut bien  brûler en enfer! Oui, vous pouvez l’écrire dans votre article! Je suis fatigué de l’entendre parler de moi… des Noirs qui vont voir des films. Il a déjà dit : « Vous votez selon ce que vous voyez », comme si les Noirs ne savaient pas ce qu’ils veulent voir. »»

Les deux cinéastes n’ont pas été très proches depuis que Lee a commencé à cracher du venin sur le travail de Perry, il y a deux ans, qualifiant celui-ci de «troublant» et disant qu’il «nous ramène à Amos et Andy [une comédie de situation mettant en vedette des Afro-Américains et très populaire des années 1920 aux années 1950]». 

Une guerre de mots a commencé entre Perry et Lee, mais Perry est aujourd’hui prêt à la mettre derrière lui. «Spike devrait juste se la fermer», croit-il. Si Perry insiste sur le fait qu’il essaie le plus possible de rester positif, le nombre de critiques négatives qu’il essuie chaque jour est tel qu’il se sent obligé d’y répondre. À preuve, une lettre ouverte à ses fans, qu’il a mise en ligne récemment et dans laquelle il les prévient que «certaines personnes font des heures supplémentaires pour essayer d’empêcher les gens de voir [ses] films», notamment son plus récent, Madea’s Big Happy Family, qui sort aujourd’hui.

«Je ne comprends même pas pourquoi, mais c’est de là que toute cette histoire avec Spike Lee vient; le négativisme. C’est de la connerie, de la bouffonnerie, dit-il. Et ces gens essaient d’embarquer tout le monde dans le même wagon qu’eux, de former une foule enragée qui protesterait contre ce que je fais. Je suis fatigué d’être gentil, de me faire discret et de laisser mes détracteurs dire ce qu’ils veulent sans que les gens connaissent leurs motifs.»

Ce qui surprend le plus Perry, c’est le fait que la plupart de ces critiques proviennent de la communauté noire. «Je n’ai jamais vu de Juifs attaquer Seinfeld en disant : « Quel stéréotype! », ni les Italiens en regardant The Sopranos. C’est toujours les Noirs, et je n’y peux rien… J’en ai marre de cet aspect de nous. On n’a pas à s’inquiéter que les autres nous donnent une mauvaise image, on le fait nous-mêmes!»

Entre les heures qu’il passe à se battre contre la critique, à gérer l’empire médiatique qu’il a créé, à partir en tournée pour des spectacles et à réaliser des films, on croirait que Perry n’a jamais le temps de se reposer. Mais ce n’est pas le cas. Il trouve tout de même du temps pour lui-même. «J’ai fait de la randonnée dans le Grand Canyon en fin de semaine, je prends des vacances! Trois jours ici, quatre jours une autre fois, parfois une semaine, dit-il. Et j’ai même une petite maison aux Bahamas. Je peux partir de mon bureau à Atlanta et être sur la plage une heure et demie plus tard.»

Madea’s Big Happy Family
En salle dès vendredi

Articles récents du même sujet

Exit mobile version