Pour peu, on se serait cru au 281, jeudi soir à L’Olympia. Mais plutôt que pour de beaux et jeunes danseurs, c’était pour Guillaume Lemay-Thivierge, Michel Charette, François Chénier, Marcel Leboeuf et Frédéric Pierre que la salle s’écriait.
N’ayant pas vu la première mouture de Ladies Night, c’est avec un Å“il neuf que nous avons abordé ce Full Monty québécois, mis en scène par Denis Bouchard, dans lequel cinq chômeurs décident de créer leur propre emploi : ils exécuteront un striptease masculin devant une clientèle féminine.
Si les Chippendales le peuvent, pourquoi pas eux? Bien sûr, ils ne sont pas des Adonis… mais c’est ce qui fait leur charme, croient-ils. Et on approuve! D’entrée de jeu, il faut oublier les fins mots d’esprit; on se situe plutôt dans l’humour bien cru, très physique et à la limite vulgaire par moments. Mais on l’accepte volontiers, tant les comédiens oublient complètement leurs inhibitions et laissent leur orgueil au vestiaire. Comment résister à François Chénier, déguisé en Céline Dion des années 1990, qui «fait le tigre»? Ou à Marcel Leboeuf qui tente de passer incognito sous un costume de danseuse arabe?
On rit de bon cÅ“ur, et ce, même si certains numéros auraient eu avantage à être plus courts : Michel Charette est hilarant dans les premières minutes de son solo, mais les blagues les plus courtes sont souvent les meilleures…
Sylvie Boucher, la seule femme du groupe, est une des forces du spectacle. L’actrice est tout simplement parfaite en Glenda, une ancienne danseuse au caractère cassant qui aide notre quintette à faire de son show un succès en ne se prenant pas au sérieux. Et pour Ladies Night, c’est aussi là la clef du succès.
Ladies Night
À L’Olympia de Montréal
Vendredi soir à 20 h, samedi à 16 h et à 20 h