Culture

The High Cost of Living: un défi d'acteur

Jessica Émond-Ferrat - Métro

Ni Zach Braff ni Isabelle Blais ne con­naissaient Deborah Chow lorsque la réalisatrice torontoise leur a demandé d’être les têtes d’affiche de son premier long métrage, The High Cost of Living. Pourtant, les deux comédiens se sont lancés dans l’aventure sans hésitation. Dans The High Cost of Living, un Américain, vendeur de drogue à Montréal, heurte avec sa voiture une femme enceinte qui attend un taxi dans la rue. Il panique, la laisse dans la rue. Puis, perclus de remords, la retrouve. Elle a perdu son bébé et ses repères. Elle voit en cet inconnu un ange gardien. Il s’occupe d’elle, sans savoir comment lui révéler son terrible secret…

«Le scénario m’a interpellée à plusieurs niveaux, explique Isabelle Blais. D’abord, c’est un défi d’acteur; je trouvais qu’il y avait beaucoup de choses à jouer, que c’était riche, que c’était complexe comme personnage. Souvent, ce que j’aime d’un scénario, c’est le non-dit, ce qu’il y a à jouer en dehors des mots.»

La comédienne ne savait pas à quoi s’attendre en partageant la vedette avec un acteur américain bien connu. «Zach a été vraiment super là-dessus parce qu’il arrive d’un autre contexte. Les films indépendants, ce n’est pas la même chose aux États-Unis qu’ici, dit-elle.    Mais au final, ç’a été une belle collaboration entre nous trois.»

Zach Braff, qui était de passage à Montréal pour la promotion du film, ajoute : «J’ai adoré le scénario, il m’a touché, et dès lors, je m’en fichais que ça soit une grosse production ou un film à petit budget. Le rôle représentait tout un défi, et c’était exactement le genre de chose que je voulais faire après Scrubs, quelque chose de complètement différent.»

 Selon les deux comédiens, l’empathie qu’on finit par ressentir pour Henry, le personnage de Zach Braff, est pour beaucoup dans la réussite du film. «Vivre avec la rancÅ“ur, c’est lourd, dit Isabelle Blais. Mais le pardon n’est pas toujours évident. Dans ce cas-ci, Nathalie, mon personnage,  apprend à connaître Henry?sans savoir qui il est. Sinon ça aurait été un court métrage!»

Zach Braff ajoute que chacun a déjà vécu une situation où il voudrait pouvoir retourner quelques minutes en arrière et agir différemment. «Deborah respecte vraiment l’auditoire, croit-il. Généralement, dans un film, le bon gars doit être très bon, le méchant, très méchant… Alors qu’ici, le personnage principal est complètement dépravé, mais on finit par l’aimer quand même!»

The High Cost of Living
En salle dès le 22 avril

Articles récents du même sujet

Exit mobile version