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32e Festival de jazz: Lanois se joint à Plant et à Sade

Daniel Lanois, America, Marianne Faithfull et la plus récente lauréate du Grammy de la Révélation de l’année, Esperanza Spalding, ont ajouté leur nom à la liste des artistes qui se produiront dans le cadre du 32e Festival international de jazz de Montréal (FIJM). Robert Plant, Diana Krall, Sade, Peter Frampton et DJ Champion avaient déjà confirmé leur présence à l’événement estival, qui se déroulera du 25 juin au 4 juillet dans la métropole.

Au total, 180 concerts en salle seront présentés durant cette grand-messe annuelle. Il s’agit d’un nombre moins élevé que l’an dernier, où le Festival de jazz s’était étiré sur 11 jours au lieu des 10 habituels.

Parmi les autres grands noms de la musique ayant accepté l’invitation des organisateurs, citons The Roots, Blue Rodeo, k.d. Lang (dont le dernier album, Sing It Loud, vient de sortir en magasin) et le crooner Tony Bennett. Dave Brubeck, Youssou N’Dour, Béla Fleck and the Flecktones, Nikki Yanofski, Ron Sexsmith et Don McLean (l’auteur de classiques du répertoire folk comme American Pie et A Horse With No Name) font aussi partie du lot.

Le concert d’ouverture sera assuré par le célèbre Paco de Lucia, virtuose de la guitare flamenca. Sur la scène de la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, il sera accompagné par quatre autres musiciens, un danseur et deux chanteurs.

Le groupe new wave montréalais Men Without Hats, qui a connu un succès planétaire dans les années 1980 grâce à des chansons comme The Safety Dance et Pop Goes the World, se produira pour sa part au Métropolis.

Pour rajeunir sa clientèle, le FIJM misera notamment sur la participation de Buck 65, de Random Recipe et des Dears. «Ces spectacles-là attirent un public plus jeune qui, autrement, ne viendrait peut-être pas au festival, indique le vice-président à la programmation, Laurent Saulnier. Le jazz, ce n’est pas qu’une affaire de vieux!»

Le point de mire de ce 32e rendez-vous demeure toutefois la première nord-américaine du fameux Gypsy Roma Urban Balkan Beats (GRUBB) de Serge Denoncourt, durant lequel 24 Serbes âgés de 13 à 17 ans fouleront les planches de la salle Pierre-Mercure du centre Pierre-Péladeau. Décrite comme une «aventure humanitaire» par les organisateurs du festival,  cette production fait le pari de donner une voix à ceux que l’on n’entend jamais, les Roms. Le danseur Nico Archambault et le maître italien de la métamorphose Arturo Brachetti seront de la partie.

Histoire de faire honneur à sa réputation de tremplin pour les stars de demain, le FIJM fera une place à des étoiles montantes comme Grace Kelly, John Day (le claviériste du chanteur Kelly), Clara Furey et la nouvelle coqueluche du hip-hop new school américain, Theophilus London. «Le Festival de jazz, c’est aussi un festival de découvertes, souligne Laurent Saulnier. C’est notre plus belle réussite.»

Les billets pour les concerts en salle seront mis en vente dès samedi, à midi.

Moins d’électro et plus de hip-hop musique

Les fans de hip-hop se réjouiront d’apprendre que cette 32e édition du Festival international de jazz accorde une plus grande place à leur style de prédilection, avec des concerts de Buck 65, du groupe The Roots et de Theophilus London, pour ne nommer que ceux-là.

Cette recrudescence des artistes rap se fait toutefois au détriment des stars de l’électro, qui se font plus discrètes dans la programmation cette année.

«À notre avis, ce qui se fait en musique urbaine ces temps-ci est tout simplement plus intéressant», explique Laurent Saulnier.

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