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Culture

Éric Salvail sait s'entourer

Jessica Émond-Ferrat - Métro

L’animation n’a plus vraiment de secret pour Éric Salvail. À la barre de son premier gala Juste pour rire, il n’a donc pas eu à rougir de sa perfor-mance, et il peut surtout se féliciter d’avoir su très bien s’entourer. 

Premier gala à la Place des Arts oblige, c’est sur le thème du déménagement que s’est ouverte la soirée concoctée par Éric Salvail. Une panoplie de personna-lités ont fait une apparition-éclair sur les planches de la Salle Wilfrid-Pelletier : Jean-Marc Parent, Gilbert Rozon – en costume d’Hannibal Lecter –, André-Philippe Gagnon… mais c’est une apparition spéciale de Dominique Michel, sortie tout droit du coffre à jouets de l’Oncle Georges, qui a provoqué une ovation debout bien sentie.

Se sont ensuite enchaîné des numéros de qualité, à commencer par celui – récurrent tout au long du gala – de l’irrésistiblement détestable (et inquiétant) François Bellefeuille, dans son personnage disjoncté. Le charmant humoriste franco-algérien Ben y est ensuite allé d’un numéro autodérisoire sur sa «honte» de ses origines arabes, alors que Martin Petit, Maxim Martin et Mike Ward ont offert le classique «numéro du pêcheur», abordant les thèmes classiques des soirées «entre boys» : le sexe, bien sûr, mais aussi la politique, Martin Petit suggérant de démarrer un «parti des humoristes», a-t-il.

«Les gens aiment le changement, alors on pourrait changer constamment, aller à gauche, à droite… comme quand on est saoul et qu’on a les deux mains sur le volant!»

Daniel Lemire a présenté, comme toujours, une excellente et cynique revue de l’actualité. Le fort sympathique Philippe Laprise, quant à lui, y est allé d’un numéro plein d’autodérision dans lequel il a raconté un accident de voiture qui l’a mené à l’hôpital. Un sketch physique que le public a énormément apprécié.

Quant à Éric Salvail, il a su tirer son épingle du jeu avec des sketchs intégrant le public – dont un «composé par les internautes», écrit à partir de blagues d’actualité politique soumises par des gens sur Facebook. Par exemple : «Quelle est la différence entre Québec et Fort Boyard? Aucune : dans les deux cas, le nain a les clefs de la ville!» Un beau clin d’œil.

Après l’entracte, l’animateur a rencontré des gens de la salle pour trouver «Francine de Valleyfield», campée par nulle autre que… Cathy Gauthier, absolument hilarante. Au moment de mettre sous presse, une panoplie d’humoristes devaient encore se produire : Yannick De Martino, Simon Leblanc, André-Philippe Gagnon, Simon et Henri… Gageons que la fin de la soirée a été à la hauteur de tout le reste!

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