Ben l’Oncle Soul se produira de nouveau au Festival de Jazz de Montréal cet été, après une année marquée par quatre nominations aux dernières Victoires de la musique. Le jeune chanteur dresse le bilan de ses débuts en fanfare. Métro l’a rencontré.
Le succès a-t-il bouleversé ta vie quotidienne?
Notre vie a surtout changé à partir du moment où on s’est lancé dans ce métier! J’étais étudiant aux beaux-arts, mes musiciens donnaient des cours dans des écoles de jazz, on avait plutôt une vie bien rangée… Maintenant, on est une bande de neuf potes sur la route, c’est une expérience super-enrichissante! On a un peu l’impression de vivre notre rêve chaque jour. Les gens me reconnaissent dans la rue en perma-nence, mais c’est toujours pour me soutenir et nous dire qu’ils aiment bien ma musique!
Et as-tu déjà eu affaire à des fans hystériques?
Parfois, certains sont un peu insupportables, notamment quand je suis allé aux NRJ Music Awards, c’était plutôt un concours de célébrités à la Village People! Certains ont dépassé un peu les bornes, ils étaient surtout venus voir des artistes passés à la télé, ils ne sont pas plus fans de toi que des autres! Ils essaient de t’arracher ton t-shirt ou de te prendre en photo sans te le demander, ils ne te considèrent pas vraiment comme un être humain.
Quel est ton meilleur souvenir de concert?
Je reste très marqué par mon concert au festival Terres du son, qui se déroule près de Tours. J’avais un peu la sensation d’être l’enfant du pays, que les gens étaient venus spécialement pour moi. Très honnêtement, l’ambiance était beaucoup plus folle pendant notre concert que pendant les autres! Tous mes amis et ma famille s’étaient déplacés, et j’ai vraiment passé un moment magique.
Crois-tu que chanter en français t’a aidé à séduire le grand public?
On se sent toujours plus proche des artistes qui chantent dans notre langue maternelle. Mais ce choix n’est pas du tout une lubie. J’ai toujours voulu faire un album de soul en français. Car c’est quelque chose qui m’a manqué quand j’étais petit. J’écoutais Nino Ferrer et Claude Nougaro à la maison, des vrais soulmen dans l’âme, certes, mais à qui il manquait seulement un vrai grain de voix adapté!
Ben l’oncle Soul
Scène TD
Samedi à 21 h 30