Culture

Trois remakes de La grande séduction verront le jour

Jessica Émond-Ferrat - Métro

C’est Ken Scott lui-même qui sera à la barre du remake en anglais du long métrage La grande séduction, a annoncé lundi le producteur du film, Roger Frappier. Et la séduction opérera trois fois plutôt qu’une, puisque des adaptations sont prévues en France et en Italie pour le printemps prochain. «Trois remakes en l’espace d’un an, disons que c’est une bonne nouvelle!» s’est exclamé Ken Scott en conférence de presse, lundi.

Le film de 2003 avait été réalisé par Jean-François Pouliot, et c’était Michael Dowse qui devait à l’origine assumer ce rôle pour la version anglaise, mais il a finalement quitté le projet «à cause de divergences artistiques», a affirmé Roger Frappier. Ken Scott ayant déjà réalisé deux films entre-temps – Les doigts croches et Starbuck –, il est apparu naturel de lui confier les rênes de l’adaptation an­glaise de son scénario, a ajouté le producteur.

Destiné au marché international, The Grand Seduction se déroulera à Terre-Neuve, et Sainte-Marie-la-Mauderne y deviendra Dunfield. «On a choisi Terre-Neuve parce que c’est un endroit avec des paysages magnifiques, parfait pour servir de décor à un petit village de pêcheurs», explique Scott, qui a tenu à «oublier La grande séduction» pour pouvoir faire du remake une œuvre à part entière.

«Souvent, un rema­ke sent la copie, il y manque l’étincelle de l’œuvre originale, explique le réalisateur. Je veux que ça soit authentique, je ne veux pas reproduire La grande séduction telle quelle. Par contre, s’il y a matière à refaire un film, c’est que forcément, il y avait de bons éléments dedans qu’il faut conserver!»

On ignore encore quelles seront les têtes d’affiche du long métrage, puisque les producteurs sont encore en négociations avec les comédiens potentiels. Robin Williams avait été pressenti, mais ne pourra pas se joindre à la production en raison d’un conflit d’horaire. «Il est certain, cependant, qu’il y aura au moins un gros nom américain, anglais ou australien», a révélé le producteur délégué Jean-Marie Comeau.

Maintenant que le projet de remake en anglais est coulé dans le béton, Roger Frappier a pu conclure des ententes avec d’autres pays, qui souhaitaient eux aussi tourner leur propre version de l’histoire du village cherchant désespérément à attirer un médecin. «Depuis la sortie du film, j’ai eu des demandes de nombreux pays qui voulaient obtenir le droit de réaliser un re-make, ce que j’ai toujours refusé, parce que je voulais d’abord qu’on fasse celui en anglais», explique Roger Frappier.

Voilà d’ailleurs cinq ans que le Français Djamel Bensalah insistait auprès du producteur pour pouvoir tourner son remake. Au dernier Festival de Cannes, Roger Frappier a finalement conclu des ententes avec Bensalah et avec la compagnie italien­ne Cattleya, qui supervisera elle aussi sa propre version de La grande séduction. «Nous allons laisser la liberté à chaque pays d’adapter le scénario à sa guise», précise Roger Frappier.

Les deux tournages sont prévus pour le printemps prochain. The Grand Seduction, pour sa part, devrait être achevé à la même pé­riode, mais la date de sortie n’est pas encore connue.

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