Culture

Forcier en apéro au FFM

Jessica Émond-Ferrat - Métro

«C’est du grand Forcier.» C’est ainsi que Danièle Cauchard, directrice générale du Festival des films du monde de Montréal (FFM) décrit Coteau Rouge, la plus récente offrande du cinéaste québécois André Forcier, qui a donné jeudi le coup d’envoi au festival de cinéma. Le réalisateur s’est pour sa part dit «très honoré» d’ouvrir le FFM.

«Je considère que c’est un grand festival qui a beaucoup plus de lettres de noblesse à l’étranger qu’ici, a-t-il ajouté. On ne se rend pas compte de la chance qu’on a.»

Danièle Cauchard, qui dirige le FFM?aux côtés de Serge Losique depuis le tout début, il y a 35 ans, parle quant à elle du festival comme d’une «fête pour l’intelligence». «On a suivi l’évolution du cinéma, explique-t-elle. Quand on a commencé, c’était à une époque où le monde connaissait de gran des divisions entre l’Est et l’Ouest, des révolutions en Amérique latine. Le cinéma en provenance de ces pays était comme un miroir de la situation.»

Même si le FFM a connu des problèmes de financement au cours des années passées, Mme Cauchard assure que ceux-ci sont «en train de se résorber». Quant à savoir si le FFM sait encore tirer son épingle du jeu malgré le foisonnement de festivals de cinéma, la directrice générale ne s’en inquiète pas et ne tient pas à comparer le FFM au Festival international de films de Toronto (TIFF), qui le suit de près.

«Au TIFF, on présente principalement des films américains qui sortiront éventuellement en salle, dit-elle. Si nouss avions choisi de prendre cette tangente-là, on nous aurait dit : « Mais qu’est-ce que vous faites? » On a choisi de mettre l’accent sur autre chose que les films qui sortiront en salle. C’est à ça que ça sert, un festival.»

Danièle Cauchard dit être heureuse de la grande place qu’accorde le FFM aux premières œuvres, qui ont même leur propre catégorie en compétition. «D’autant plus que, de nos jours, les cinéastes passent souvent par des écoles de cinéma et présentent des premiers films qui sont techniquement très aboutis», affirme-t-elle en évoquant La Run [premier film de Demian Fuica], l’un des deux longs métrages québécois en compétition officielle cette année.

Mais ce qui allume le plus la fierté de la directrice, dit-elle, c’est que le FFM n’ait pas dérogé de sa mission initiale : «On propose toujours un cinéma dans lequel ressort l’aspect humain. Pour nous, c’est ce qui compte.»

Festival des films du monde de Montréal
Jusqu’au 28 août

Articles récents du même sujet

Exit mobile version