Bien que Noordzee, Texas soit en compétition mondiale des premières œuvres au FFM, Bavo Defurne a déjà plus de 15 ans d’expérience. Le cinéaste flamand s’est fait connaître dans les années 1990 sur le circuit des festivals gais grâce à ses nombreux courts métrages.
Dans ce premier film complet, il met en scène un adolescent de la campagne, Pim, qui s’éprend de son voisin Gino, un jeune rebelle porté sur les femmes et les plaisirs nocturnes. Quand le mode de vie de Gino commence à faire obstacle à son amour, Pim oublie le monde extérieur et se réfugie dans ses rêves.
Votre premier long-métrage étonne par sa façon de présenter l’homosexualité. Que vouliez-vous mettre de l’avant?
Je désirais avant tout raconter une histoire d’amour simple et positive. Je préfère donner espoir plutôt que de faire pleurer.
Comment Noordzee, Texas se démarque-t-il des autres films qui traitent de la question d’orientation sexuelle?
En Belgique, peu de films s’attaquent à ce sujet. Je ne dirais pas que c’est tabou, mais c’est très peu répandu. Les réalisateurs qui le font choisissent plutôt l’angle de la découverte de soi. Or, mon personnage sait dès le début qu’il est gai! Il n’y a jamais de doute en lui.
Vous avez mis de côté les questions d’acceptation sociale. Pourquoi?
J’ai voulu rester près des personnages, entrer dans leur peau. Pim n’a pas à combattre une société qui le brime, ni à affronter le regard des autres. Au contraire, tous les gens autour de lui l’aiment. Le conflit se situe plutôt entre ses rêves et la réalité un peu morne qui l’entoure.
Noordzee, Texas
Au Cinéma du Quartier Latin du 20 au 23 août