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Culture

Peter Peter remet les pendules à l'heure

Peter Peter n’a pu s’empêcher de sourciller à la lecture des critiques de son premier album, surtout lorsqu’elles comparaient son travail à celui de Dumas ou de Jérôme Minière. «Je m’attendais à tout sauf à ça, dit-il. Je m’attendais à me faire dire que j’étais un tout croche parce que j’avais enregistré ça d’une manière un peu démo, super lo-fi… Je ne m’attendais pas à ce qu’on me décrive comme un disciple de Jérôme Minière… J’ai grandi en écoutant Sonic Youth et Nirvana!»

Pas de doute, Peter Peter aime le rock alternatif. Au cégep, on dit même qu’il s’amusait à briser des micros et des guitares au sein d’un groupe grunge métal. Bien que l’album éponyme du jeune homme de 28 ans reflète cette énergie brute, il propose aussi son lot de ballades languissantes. «Au début, j’avais peur de faire du rock en français, révèle-t-il. En studio, Howard [Bilerman, le réalisateur du disque] poussait pour que je joue de la guitare électrique, mais j’hésitais…»

Originaire de Québec, Peter Peter est débarqué à Montréal après un faux départ au Festival de la chanson internationale de Granby en 2007. Loin de se laisser abattre, le chanteur se retrousse les manches, pond quelques titres et sort grand gagnant du volet auteur-compositeur-interprète du concours Ma première Place des Arts en 2008. De retour d’Europe, il s’enferme dans son petit appartement du quartier Hochelaga-Maisonneuve pour écrire quelques-uns des titres qui composeraient son premier effort solo (Tergiverse, Homa, UHF, Porte-bonheur et Laurie).

«À mon retour de voyage, j’ai arrêté de boire. Je ne voulais plus faire la fête. Je n’ai vu personne pendant trois mois et demi. Je n’avais même pas le téléphone!» lance-t-il.

Enregistré à l’été 2010 au studio hotel2tango, Peter Peter est arrivé dans les bacs au printemps dernier sous étiquette Audiogram. On y trouve notamment des collaborations avec Cœur de pirate et Basia Bulat.

«Au début, je faisais de la musique en anglais même si je n’étais pas hyper à l’aise avec la langue, admet-il. Quand je suis arrivé à Montréal, j’ai réalisé que j’avais beaucoup de travail à faire. Je n’avais pas le goût d’être « le francophone qui chante en anglais avec un gros accent ». Je suis donc reparti à zéro. J’ai fait une remise à neuf.»

Après avoir crié son spleen durant tout l’été aux Francofolies, sur les toits du Mile-End et au Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue, Peter Peter foulera les planches de l’Astral demain soir avec Les Breastfeeders. Le week-end suivant, il par­ticipera à l’événement M pour Montréal.

Et entre-temps, on lui souhaite bonne chance pour dimanche soir puisque sa première galette est en en nomination dans la catégorie Album pop de l’année au Gala alternatif de la musique indépendante du Québec (GAMIQ).

Peter Peter avec Les Breastfeeders
À L’Astral
Samedi soir à 20 h

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