Culture

The Immortal World: Un banal hommage pour Michael Jackson

Le Cirque du Soleil a finalement levé le voile sur Michael Jackson: The Immortal World Tour dimanche soir au Centre Bell… et le résultat ne s’est pas avéré à la hauteur de nos attentes.

À la mise en scène, Jamie King parvient à toucher à toutes les facettes de l’univers de Michael Jackson, un exploit en soi compte tenu de la richesse de l’imaginaire du chanteur. De son amour pour la nature (poignante Earth Song) à ses tout débuts (un mini-hommage risible et fort caricatural aux Jackson 5), en passant par son aversion pour la presse (Scream) et son engagement social (They Don’t Really Care About Us). Rien – ou presque – n’a été mis de côté.

Même Bubble le singe a eu droit à son 30 secondes de gloire durant la première moitié quand un danseur déguisé en chimpanzé a fait irruption sur les planches!

Malheureusement, le tout manquait cruellement de cohésion. Les tableaux s’enchaînent dans un ordre visiblement aléatoire, sans ligne conductrice apparente. Comme si on disait aux spectateurs: ne cherchez pas à comprendre; laissez-vous plutôt imprégner des différentes ambiances qu’on vous propose et croisez les doigts pour que la magie opère… Ce qui – à notre plus grand désespoir – ne s’est jamais fait.

En dépit de multiples changements de costumes, d’éclairages à la fine pointe de la technologie, d’un décor plus grand que nature, de projections colorées et de chorégraphies réglées au quart de tour, Jamie King et son équipe ne réussissent pas à pallier l’absence d’un ingrédient clé: Jackson lui-même. On a beau l’entendre chanter dans les haut-parleurs, le voir sur les écrans géants situés à l’arrière de la scène, on ne sent pas sa présence.

Quelques bons flashs méri­tent toutefois d’être soulignés, à commencer par le segment inspiré du vidéoclip de Smooth Criminal, qui nous a plongé dans le Chicago des années 1920.

Citons également une finale haute en couleur sur un pot-pourri de quelques-uns des plus grands tubes de la star, dont Black and White, Don’t Stop ‘Till You Get Enough et Billie Jean.

Du côté des déceptions, mentionnons Thriller, une banale copie du clip qu’on a vu des dizaines, voire des centaines de fois (mêmes mouvements de danse).

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