Quelque 10 ans après la diffusion de La série du peuple, François Pérusse effectuera en janvier son retour au petit écran avec Pérusse Cité. Une grande première pour l’humoriste qui passera des capsules aux épisodes d’une demi-heure.
«Ça me force à travailler différemment, lance-t-il. Non seulement je dois trouver une histoire – ce que je ne fais pas dans Les 2 minutes du peuple –, mais il faut aussi que j’écrive ce que je veux voir à l’écran. C’est long, il faut vraiment tout mentionner! Mais j’ai bien du fun à le faire, et je me lâche de plus en plus lousse.»
Un ministre gaffeur, son conseiller, la copine de celui-ci, un propriétaire de salon de coiffure, un publiciste : «Les gens vont reconnaître mon style d’humour, mais ce sont de nouveaux personnages complètement!» explique Pérusse, qui dit aussi continuer à privilégier l’humour «sonore». «Pour les albums, c’est l’imagination qui fait le travail, rappelle-t-il. Et c’est sûr que j’aime ça, je suis un gars de studio, mais la télévision me force à me renouveler.»
En outre, continuer les capsules audio lui permet de renouer avec les personnages récurrents de L’album du peuple. «Je n’aurais pas pu ne pas les intégrer, j’ai encore beaucoup de plaisir avec eux, affirme le comique. Le gars qui magasine m’inspire toujours, surtout qu’il fait face à de nouveaux produits, à l’ère du téléphone portable! Et de toute façon, le public me le reprocherait si je les enlevais.»
Et le public, François Pérusse y tient; en particulier aux jeunes. «Il y a beaucoup de jeunes adultes, filles comme gars, qui m’ont écrit au fil des années des trucs comme : « Tu m’as beaucoup aidé dans mon adolescence, j’ai eu une période difficile, je t’écoutais et ça m’aidait. Pas juste parce que je riais, mais aussi à cause des choses que tu disais », se souvient-il. L’adolescence est une période tellement difficile, où tu commences à comprendre des choses sur la vie… alors, ça me touche beaucoup de savoir qu’à 51 ans, mes albums peuvent encore aider des jeunes à passer au travers!»