Culture

Gregory Charles: quand on n'a que l'amour

Jessica Émond-Ferrat - Métro

Contrairement à la majorité des gens, Gregory Charles ne voit pas la quarantaine comme une étape difficile à franchir.

«Tout le monde aime ça, avoir 20 ans, concède-t-il. Mais à 40 ans, on est dans une position privilégiée d’observateur. En regardant nos parents, par exemple, on voit ce que ça donne, l’amour, à 75 ans. Et du même souffle, on peut re­garder derrière, voir les adolescents et se souvenir de ce que c’est que d’être en amour quand on a 16 ans et qu’on est convaincu que c’est la fin du monde.»

Ce sont les nombreux visages de l’amour que Gregory Charles a choisi de chanter sur son nouvel album, Quand j’ai dit. «J’ai remarqué que la plupart des auteurs-compositeurs ont dans leur répertoire des albums bien définis, par exemple un disque de dé­couvertes, un album de deuil, et évidemment, un disque qui parle d’amour», indique-t-il.

Gregory Charles attendait d’avoir lui-même vécu le grand amour pour écrire sur le sujet. «Mes chansons sont très personnelles, parce qu’el­les sont inspirées de mon propre point de vue, comme si je regardais l’amour à travers un prisme», déclare-t-il.

Le bourreau de travail dit s’être beaucoup inspiré de sa relation avec son épouse pendant l’écriture de Quand j’ai dit. Les histoires qu’il y raconte ne sont toutefois pas toutes les siennes, souligne-t-il. «Ce n’est pas une comédie musicale, mais il y a un fil conducteur assez clair, dit-il. J’y parle de sacrifices, d’amitié, de deuil… C’est une espèce d’étude du courage amoureux.»

Quiconque connaît la réputation de Gregory, considéré comme une véritable encyclopédie musicale, ne s’étonnera pas d’apprendre que le chanteur a puisé ses influences musicales dans diverses époques.

«C’est un album qui est à  mon image, dit-il. Dans mes spectacles, je fais du Sinatra, du Elvis, du Beatles… Mais je suis quand même un gars qui était adolescent pendant Nirvana, Soundgarden et Rage Against the Machine. Il y a un peu de tout ça sur cet album. Un peu de country aussi, vu que ma blonde vient de l’Ouest canadien.» 

Le français, une langue romantique
Si Gregory Charles avait choisi l’anglais pour son premier CD, I Think of You, voilà deux opus que le chanteur écrit dans la langue de Molière. La raison en est fort simple : «Le français, c’est une langue fabuleuse pour parler d’amour.»

Chanter en français représentait un défi pour l’artiste, qui a opté pour des genres musicaux plus souvent associés à l’anglais. «J’étais curieux de voir ce que ça allait donner avec des paroles en français», explique-t-il.

Quant à savoir si ses choix auront un impact sur les chiffres de vente de l’album, Gregory Charles dit ne pas s’en préoccuper. «Quand on écrit des chansons, c’est rare­ment des ambitions commerciales qui nous dirigent. C’est une envie de partager ce qu’on a dans notre for intérieur.»

Quand j’ai dit
Présentement en magasin

Articles récents du même sujet

Exit mobile version