Culture

Drew Barrymore: faiseuse de miracles

Drew Barrymore joue un personnage ami des baleines inspiré d’une personne réelle dans le film résolument optimiste Big Miracle.

Que Drew Barrymore ait éprouvé de la facilité à se mettre dans la peau de la militante de Greenpeace qu’elle incarne dans le film Big Miracle (Le grand miracle) ne surprendra peut-être pas un grand nombre de lecteurs. «J’ai passé beaucoup de temps – vraiment beaucoup de temps – avec Cindy Lowery, la femme que j’interprète dans le film, précise-t-elle à propos de sa préparation. [Le personnage s’appelle toutefois Rachel Kramer dans le film.] Elle est géniale, audacieuse, super cool et drôle. Nous nous sommes vraiment liées d’amitié. Nous nous ressemblons comme deux gouttes d’eau. C’était formidable.»

Big Miracle raconte l’histoire vraie d’un groupe de personnes, des chefs d’antenne rivaux à des Inuit, en passant par des magnats du pétrole et la marine russe, qui conjuguent leurs efforts, au nord de l’Alaska, pour aider trois baleines grises prises sous la glace, qui les empêche de poursuivre leur migration et menace leur vie.

Drew Barrymore a été attirée par le climat de camaraderie incroyable dans lequel se déroule le sauvetage, pas seulement la nature dramatique de l’histoire. «Je pense qu’en voyant cette histoire et en la vivant, on se réjouit que tous aient mis leur programme de côté une seconde pour travailler ensemble, affirme-t-elle. C’est comme si ça enlevait des épaisseurs. J’aime quand je dis au personnage [de dirigeant d’une compagnie pétrolière incarné par Ted Danson] qu’il n’est pas aussi facile à détester que je le croyais. J’aime bien ce moment et je me suis demandé ce qui arriverait si l’on était vraiment coincé et que l’on apprenait à connaître les personnes qui semblent être tellement différentes ou avoir des croyances ou des principes moraux fondamentalement différents.» 

Même si la militante de Greenpeace commence par perturber une réunion du conseil municipal en hurlant dans un mégaphone, Drew Barrymore ne veut pas que le film soit moralisateur. Alors, quel était le but?

«Faire un film personnel plutôt que prêcheur, et j’espère que nous y sommes parvenus, explique-t-elle. C’est étonnant à quel point il effleure tellement de choses qui pourraient être différentes aujourd’hui si elles avaient été différentes à ce moment-là, mais il ne le fait pas de façon moralisatrice, brutale. Je pense que, plus on parle avec son cœur, au lieu d’attaquer un programme, plus les gens écoutent, s’identifient ou s’ouvrent.»  

Au-delà des questions environnementales, Drew Barrymore a été attirée par John Krasinski, même si leur réunion a failli ne pas avoir lieu. «Il y avait un conflit d’horaire avec l’émission The Office, se souvient-elle. L’issue de la situation était un peu terrifiante.» Lorsqu’elle a appris que John Krasinski participerait finalement au film, l’actrice s’est retrouvée dans une scène sortie tout droit de l’un de ses films. «Il m’a appelée à l’aéroport de San Francisco et j’ai commencé à courir dans tous les sens tellement j’étais contente et emballée», ajoute-t-elle.

Drew Barrymore ne tarit pas d’éloges sur son partenaire à l’écran, répétant qu’il était tout désigné pour le rôle d’un jeune journaliste au grand cœur qui porte la situation critique des baleines à l’attention de la planète.

«Je voulais que ce soient de bonnes personnes, des personnes qui dégagent une énergie positive, dit-elle au sujet de son personnage et de celui de John Krasinski. J’étais très enthousiaste de tourner ce film avec John, car j’adore son jeu et je pense que c’est une bonne personne, et vous y croyez. Et c’est vrai. Nous avions amené nos chiens là-bas, et nos chiens s’entendent bien. C’est tellement mignon.»

Drew et le travail: des hauts et des bas

La carrière hollywoodienne de Drew Barrymore, maintenant âgée de 36 ans, est remarquablement longue, étant donné qu’elle a fait ses débuts dans l’industrie du divertissement alors qu’elle était enfant. Même si elle connaît beaucoup de succès à l’âge adulte, l’actrice, scénariste, réalisatrice et productrice estime que les périodes difficiles sont indispensables pour garder les deux pieds sur terre.  

«Je suppose que ce n’est qu’un choix, affirme-t-elle au sujet de l’attitude consistant à ne pas tenir le succès pour acquis. J’ai constaté qu’il peut disparaître. Vivre des bas peut être une expérience merveilleuse parce que l’on apprécie vraiment ce que l’on a par la suite. J’ai vécu des hauts et des bas, ce qui est une véritable bénédiction. Ça confirme toujours que l’on est chanceux d’avoir ce que l’on a et que l’on doit travailler pour le garder, mais on doit autant l’apprécier que travailler pour le garder. Je considère que j’ai vraiment de la chance, sincèrement. Ce n’est pas des conneries!»

Big Miracle

En salle dès vendredi

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