Sam Worthington et Elizabeth Banks testent leur peur des hauteurs dans Man on a Ledge. Lorsqu’on tourne un film sur le rebord d’une fenêtre d’un bâtiment de Manhattan, même le plus doué des réalisateurs ou le plus puissant des producteurs ne peut repousser les pires ennemis : les pigeons. «Vous êtes sur leur territoire, raconte la vedette de Man on a Ledge (Le temps d’un vol), Sam Worthington. Et plus vous leur criez après, plus ils rient de vous.»
Sa partenaire de jeu, Elizabeth Banks, est d’accord. «Je me disais toujours qu’ils allaient voler vers ma tête, indique-t-elle. Je ne me souciais même pas du fait qu’ils pouvaient faire leurs besoins sur moi. Mais ils rodaient autour de moi et je ne cessais de dire : ‘‘Non! Ne venez pas vers moi! »»
Le film, qui met en scène un ex-policier devenu un fugitif recherché (Worthington) qui se retrouve sur la corniche d’un immeuble et entre en pourpalers avec une négociatrice de la police, a été tourné sans décor. C’est donc dire que les acteurs ont vraiment joué sur la corniche et non en studio devant un écran vert. Les artisans du film ont créé tout un plateau de tournage pour rendre ce tour de force possible. «Tout le monde souhaitait vraiment offrir aux spectateurs une expérience hors du commun et créer une sensation de hauteur et de vertige», avance Banks.
«Je voulais que le film soit en 3D, ajoute Worthington, mais quand je l’ai vu, j’ai réalisé que ce n’était pas nécessaire. Ça rend vraiment fidèlement le sentiment qu’on peut avoir quand on est perché là-haut.» Et quel est ce sentiment? «La peur, répond Worthington. Pas la peur de tomber, mais celle d’atterrir. J’avais toujours une main agrippée quelque part.»
Pour Elizabeth Banks, le principal défi a été de lutter contre son instinct. «Le corps est instinctif. Devant des situations de danger, il te dit de lutter ou de fuir, explique-t-elle. Le cœur bat rapidement, les mains sont moites, le niveau d’adrénaline grimpe, mais psychologiquement, émotionnellement, on se dit : ‘‘Tout va bien aller. » Nous sommes donc restés assez calmes là-haut. Principalement parce que nous n’avions pas le choix; il fallait être concentrés.»
Sam Worthington dit que, lors du tournage, il était aussi difficile d’être loin de la corniche que sur celle-ci, comparant son expérience au mal de mer. «Quand vous êtes sur un bateau, si vous y restez toute la journée, vous vous habituez. Et quand vous êtes de retour sur la terre ferme, vous vous sentez un peu bizarre. C’était pareil quand je quittais ma corniche.»
Man on a Ledge
En salle le 27 janvier