Le réalisateur des films Charlie’s Angels et Terminator: Salvation, McG, prend plaisir à faire le bouffon. Et c’est une qualité qu’il a démontrée lors de la promotion de son plus récent long métrage, intitulé This Means War, un mélange de film d’action et de comédie romantique qui raconte l’histoire de deux agents de la CIA (Tom Hardy et Chris Pine) qui se battent pour la même femme (Reese Witherspoon). Voici quelques-unes de ses déclarations les plus surprenantes sur le film.
Le remontage du film pour la classification «PG 13»
«C’est drôle parce que la Motion Picture Association of America [MPAA], une association coincée, s’accommode de la violence, mais pour tout ce qui a un rapport avec la sexualité, j’ai dû m’ouvrir les veines et saigner. [L’actrice] Chelsea [Handler] est complètement folle, et c’est la raison pour laquelle nous l’aimons. La MPAA essayait de retirer toutes sortes de choses. Nous en avons réintégré, mais nous avons dû en supprimer quelques-unes. Nous avons cependant conservé le style authentique de Chelsea.»
Le manque de diversité
«Écoutez, c’est une grande préoccupation pour moi. Après tout, j’ai embauché Lucy Liu dans Charlie’s Angels! Je n’aime pas les films blancs qui mettent en vedette des Blancs, mais quand on n’a pas le choix, on n’a pas le choix. Une femme noire [la patronne de la CIA, incarnée par Angela Bassett] est en fait le personnage le plus influent du film. Je suis content que la personne la plus puissante de Hollywood soit Oprah Winfrey, une Noire. J’aime que la diversité ethnique se reflète partout, mais j’espère transcender cet aspect.»
Les sites de rencontre
«Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on adore se coucher à 21 h, que l’on aime les zèbres et, vous le savez, qu’on soit attiré par les jeux de rôle. On peut ensuite circonscrire ses recherches dans une certaine mesure.»
La titulaire du rôle principal, Reese Witherspoon
«Elle n’a peur de rien. Elle a accouché deux fois, elle peut faire n’importe quoi.» La fin idéale «Nous voulions faire preuve de souplesse. Nous avons même envisagé de faire deux fins et de sortir le film – s’il avait été présenté dans 3 000 salles, 1 500 salles auraient eu une fin et 1 500 salles auraient eu une autre fin – sans en souffler mot. Il y a même une fin où les deux gars finissent ensemble. Une fin homoérotique. Je me suis dégonflé en ce qui concerne la fin de Terminator 4. J’aurais dû opter pour une fin sinistre, mais je vais peut-être me reprendre avec ce film-ci.»
Tom Hardy, quel farceur!
Même s’il s’est fait connaître pour des rôles plus sérieux dans les films Bronson, Warrior et Tinker Sailor Soldier Spy, Tom Hardy a un sens de l’humour tordu. En réalité, il éprouve parfois de la difficulté à répondre sérieusement aux questions. Lorsqu’on l’a interrogé sur l’avènement des sites de rencontre, un élément majeur de l’intrigue, il a détourné la conversation en se lançant dans un réquisitoire contre internet, tout en demeurant impassible. «Je pense que c’est odieux, je pense que cette chose est odieuse, affirme-t-il. Je pense que les sites de rencontre sont un moyen de s’approvisionner en personnes, vous voyez? Comme Facebook et MySpace. C’est une façon d’établir un contact dans un autre espace. Et de trouver des jeunes enfants et, parfois, vous savez, cela mène à des relations louches. Ce n’est pas très sain. Les sites de rencontre sont amusants, mais j’estime que Facebook et MySpace sont un peu faux.»
Comment demeure-t-il en contact avec ses amis alors? «Je n’ai pas d’amis, répond-il, toujours impassible. J’aime me protéger. J’ai un chien et un fils. Rien de ce qu’un chien peut faire, ou mon fils, ne me fâche, vous savez.»
This Means War
En salle dès mardi