Le temps des vacances, c’est aussi l’occasion de se plonger dans ces romans qui ont séduit les critiques comme le public durant les derniers mois. Voici quatre coups de cœur à lire absolument et qui comptent parmi les best-sellers de la première moitié de 2013.
La vérité sur l’affaire Harry Quebert, Joël Dicker, Éditions de Fallois À la fois roman policier, histoire d’amour et chronique littéraire, La vérité sur l’affaire Harry Quebert envoûte, rien de moins. Tout commence quand un jeune auteur prometteur à court d’inspiration se lance dans une enquête visant à innocenter son mentor, le grand Harry Quebert, accusé du meurtre d’une adolescente de 15 ans avec qui il aurait eu une liaison 33 ans plus tôt. Comme le découvrira Marcus Goldman, l’intrigue s’avère plus complexe qu’il n’y paraît… Jusqu’à la fin, on va de surprise en surprise; impossible de laisser le livre en plan!
L’écrivain suisse Joël Dicker, 27 ans seulement, est certes passé maître dans l’art de surprendre le lecteur. Captivant jusqu’à la dernière ligne, ce roman mérite à tous points de vue les récompenses qu’il a reçues (Grand Prix du Roman de l’Académie française et Goncourt des lycéens, notamment). Pas étonnant qu’il figure toujours dans les palmarès plusieurs mois après sa sortie.
La fiancée américaine, Eric Dupont, Marchand de feuilles Les rebondissements ne se font pas attendre dans cette saga familiale bien de chez nous mettant en vedette Louis dit «le Cheval» Lamontagne, ses ancêtres et ses descendants, dans un va-et-vient de tranches de vies où les souvenirs s’entremêlent. Dès les premiers chapitres, le lecteur comprend que l’histoire ne sera pas un long fleuve tranquille. La fiancée du titre, c’est Madeleine l’Américaine, jolie fille aux yeux sarcelle, un vrai cordon bleu qui débarque un beau jour à la gare de Rivière-du-Loup pour épouser un certain Lamontagne, son cousin éloigné…
Étalant son récit sur quatre générations, Eric Dupont, jeune auteur gaspésien, tire les ficelles d’une fable qui n’a rien à voir avec les romans du terroir qu’elle évoque de prime abord.
Le trône de fer, George R. R. Martin, J’ai Lu la f Cette saga qui devrait compter une vingtaine de tomes (le 13e sortira en format de poche en septembre) a gagné en popularité ces dernières années, merci à la série télévisée diffusée sur les ondes de la chaîne HBO. L’auteur ne s’en cache pas : pour écrire cette œuvre où les dragons, formules magiques et autres créatures fantastiques occupent une place de choix, il a été, comme plusieurs autres avant lui, influencé par les Tolkien et Williams.
Dans son monde imaginaire, Martin met en scène plusieurs clans qui rivalisent pour la couronne d’un continent nommé Westeros. Une vingtaine de personnages principaux de toutes les allégeances racontent le récit à tour de rôle à la première personne, multipliant les points de vue sur la suite des événements. Grâce à cette technique narrative, même les personnages les plus haïssables deviennent sympathiques à mesure que le lecteur découvre leurs motivations.
L’hiver du monde (Le siècle, tome 2), Ken Follett, Robert Laffont La Chute des géants mettait en scène les destins enchevêtrés de cinq familles, de l’Angleterre aux États-Unis, en passant par la Russie et l’Allemagne, alors que la Grande Guerre faisait rage. Ce sont essentiellement les mêmes personnages – et leurs descendants – qu’on retrouve dans le deuxième tome du Siècle, fascinante épopée en trois volumes sur le XXe siècle. De 1933 à 1949, les protagonistes sont encore plongés au cœur de la tourmente, avec la Deuxième Guerre mondiale comme toile de fond.
Un récit comme seul Ken Follett, celui à qui l’on doit Les piliers de la terre, peut le raconter, avec une multitude de personnages tous attachants à leur façon. On attend impatiemment la sortie du troisième volume de la série, dont la sortie et prévue en 2014 et qui devrait se dérouler sur fond de guerre froide.