Culture

Badouri presque rechargé

Après trois années d’absence sur les planches québécoises, Rachid Badouri préféré des Québécois était de retour sur la scène du Saint-Denis mercredi pour y présenter son nouveau spectacle, Rechargé.

Ovationné dès son entrée, l’humoriste qui a conquis le cœur des Français ces dernières années nous a balancé une pétarade de blagues percutantes sur les différences culturelles. Classique, mais efficace. Il a ensuite enchaîné avec les conseils de son paternel. Un personnage bourru, mais sympathique qui se trompe toujours dans ses métaphores. Il dira, par exemple, de la nouvelle copine de son fils, après avoir commandé sa «salade césarienne», qu’«elle a l’air humide» plutôt que timide.

Si nous attendions énormément de cet humoriste qui nous avait littéralement envoûté avec son spectacle précédent Arrête ton cinéma, l’auteur de ces lignes demeure perplexe quant à cette propension, toute québécoise semble-t-il, à verser dans le scato. Chose qu’une bonne partie de la salle semble néanmoins apprécier.

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Rachid y va d’ailleurs d’un numéro complet sur son expérience d’irrigation du côlon après nous avoir expliqué comment sa femme est devenue vulgaire une fois mariée!

Heureusement, Badouri demeure très fort lorsqu’il nous ressort ses imitations d’accents, et sa façon de se moquer des Québécois «de souche» demeure jouissive. Idem lorsqu’il nous explique, à sa façon, pourquoi le racisme est une aberration en citant son père : «Moi, mon monde, je le regarde comme je regarde la télé, en couleur.» Soirée agréable certes, mais sans le grand «oumph» attendu.

Badouri rechargé
Au Théâtre St-Denis
Ce jeudi soir, vendredi, samedi et lundi
Supplémentaires du 4 au 15 décembre

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