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Culture

Questions en rafale avec l’auteur Fred Pellerin

Fred Pellerin raconte les histoires de son village natal Saint-Élie-de-Caxton. Il a écrit et présenté cinq spectacles de contes à travers la francophonie mondiale, enregistré trois albums et écrit deux films. De peigne et de misère est un livre-CD.

En une phrase, de quoi traite votre dernier livre?
C’est l’histoire de Méo, le barbier du village, qui se retrouve un jour, par une suite de petits drames échevelés et enchaînés, à porter le sort du monde entier sur ses épaules.

Que lisez-vous présentement?
Habibi, un roman graphique épais comme une bible, de Craig Thompson. La semaine dernière j’ai relu Ubu Roi de Jarry, aussi Le contraire de un de Erri De Luca.

Qui sont vos trois auteurs incontournables?
J’aime beaucoup les romans d’Alessandro Barrico, j’ai un faible pour la façon d’Éric Plamondon, je relirais sans fin les Ajar, je fais des pressions sur Pennac pour un retour chez Malaussène, je souhaite encore un siècle de plume à Vigneault, je m’ennuie de Ferron et je rêve de re-Ducharme. Que trois? J’ai trop parlé!

Chaque écrivain a des routines d’écriture qui lui sont propres, quelles sont les vôtres?
Comme plusieurs collègues de la page, je fais dans la routinerie. Suivant les projets et le contexte, la routine change, mais ce besoin de répéter les gestes pour stimuler le jus du cerveau est toujours présent. J’ai écrit Comme une odeur de muscles en buvant du thé sur des matins, L’arracheuse de temps sur les routes de la tournée et mon dernier sur vingt-cinq nuits très semblables les unes aux autres en juin 2013 à Paris.

En tant qu’auteur, quelle est votre plus grande peur?
Celle de ne plus avoir d’histoires à raconter.

Quelle est votre expression ou citation favorite?
«Je me souviens».

Quel livre auriez-vous aimé écrire?
Un livre? J’aurais aimé en écrire cent. Mais un seul? J’aurais aimé écrire un dictionnaire, peut-être.

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Quel est votre pire défaut en tant qu’auteur?
J’ai la fuite facile. Quand vient le moment, je me trouve toujours des affaires à faire, des courriels à écrire, du monde à rappeler. Avec le temps, j’ai appris à me coincer moi-même pour que la page dévire sur le rouleau de l’écran…

De quoi êtes-vous le plus fier en tant qu’auteur?
Je suis content que mes histoires trouvent à faire pont entre un réel et une fiction. À concentrer une grande part de mes écrits et parlures sur les légendes de Saint-Élie-de-Caxton, il a fini par s’opérer des transvidages entre la portion véritable du village et celle qu’on lui a ajoutée par l’invention. Aussi, à la longue, la réalité a su prendre des teintes de la fantasmagorie.

Que préférez-vous dans l’écriture? Qu’aimez-vous le moins?
J’aime bien être surpris, trouver des étages de lecture imprévus, des sens non prémédités. Ce que j’aime moins, ce sont les grands moments de rien, les attentes devant l’écran gris, les heures à douter, les angoisses du curseur qui n’avance pas.

De peigne et de misère
Sarrazine Éditions

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