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Culture

Jacques Greene @ Centre Phi

Je me souviens très bien de Phil et Seb que j’ai connus autour de 2007-2008. Ils ne devaient même pas avoir 20 ans encore. Des jeunes qui avaient faim…on le sentait. Ils étaient derrière le duo Nighttrackin Dj’s qui était résidant du défunt CODA et faisait partie de la plupart des after party de l’époque. On voyait bien que leur destin n’allait pas les diriger vers le génie civil pour faire du 9 à 5 chez SNC Lavalin.

Seb Diamond est aujourd’hui responsable de nombreux spectacles de la métropole et l’un des acteurs principaux du nightlife montréalais. Quant à Phil, il a pris l’avenue de la production musicale. Dès ses premières compositions, on a rapidement compris que le jeune était doué, très doué. Œuvrant désormais sous le pseudonyme Jacques Greene, Phil a réussi là où plusieurs Québécois ont échoué; sortir de nos frontières hermétiques. Il ne fait pas de la musique au Québec, il fait de la musique point.

Outre ses productions instrumentales, Jacques Greene est passé maître dans l’art de recycler d’anciennes vedettes RnB des années 90. Il garde les voix de chanteuses pop telles Ashanti ou Brandy, les syncope et les applique sur des rythmes entre le house et le 2-step. En résultent des hymnes pour danser et/ou faire l’amour sur la piste de danse, au choix. À l’ère du dubstep et des gros beat gras, Jacques Greene amène subtilité et fraicheur dans l’univers de la musique de club. C’est simple, efficace et bien fait. Faire quelque chose de simple est assez complexe et Jacques Greene a trouvé sa voie.

Les dernières années ont été fort mouvementées. Il a joué dans de nombreux festivals ainsi qu’au musée Tate Modern à Londres. Il a aussi créé sa propre étiquette VASE sous laquelle il sortira vraisemblablement son prochain album. Aujourd’hui, Phil habite à New York et la planète entière reconnait son talent. Bien hâte de voir ce que l’avenir lui réserve.

Un ami m’a fait découvrir The Posterz, il y a environ deux semaines. Un groupe rap anglophone originaire de Montréal qui promet. Le trio est en à ses balbutiements, mais il commence à se forger un public intéressant, et ce, sans aucune couverture médiatique. The Bass Song a déjà été visionné plus de 12 000 fois depuis le 16 octobre dernier sur Youtube. The Posterz me fait penser au penchant anglophone de Dead Obies qui vient de lancer Montreal $ud, il y a deux semaines. Du rap cru et hardcore posé sur des beat entre le trap rap et le punk rap : définitivement, les enfants de l’ère OFWGKTA et Tyler The Creator. Des jeunes intelligents et éduqués qui font du rap tout en se foutant pas mal des dogmes de la vieille garde. The Posterz méritent qu’on leur porte attention et qu’on s’y intéresse… même s’ils viennent de l’ouest de l’île.

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