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Culture

The Monuments Men: Clooney préfère réaliser

Dans The Monuments Men, le réalisateur et acteur George Clooney présente un sujet sérieux et l’enrobe d’un traitement divertissant.

On pourrait penser que toutes les histoires possibles et imaginables concernant la Seconde Guerre mondiale ont déjà été portées au grand écran. Mais George Clooney en a trouvé une nouvelle. Sa cinquième réalisation, The Monuments Men (Les Monuments Men), est basée sur l’histoire vraie d’une équipe d’experts en art mandatée pour sauver des œuvres d’art des nazis.

«Nous voulions faire un film divertissant, souligne l’acteur et réalisateur. Nous avons été séduit par cette histoire que nous ne connaissions pas du tout. Nous voulions la rendre accessible au public. Nous souhaitions traiter d’un sujet très sérieux, poursuit Clooney, et lui donner un traitement distrayant. C’était ça le but. De prime abord, un film sur la sauvegarde de l’art, ce n’est pas ce qu’il y a de plus sexy. Il était important de faire comprendre aux gens qu’on ne parle pas seulement ici de tableaux accrochés à des murs, mais bien de toute la culture d’un peuple, du tissu social. On peut tuer des hommes, décimer des familles, mais si on s’en prend à la culture, c’est là que la société s’effondre.»

Clooney parle du sujet de son film avec beaucoup de conviction. Surtout parce que son expérience personnelle en Afrique lui a permis de comprendre totalement l’essence du long métrage. «J’ai passé beaucoup de temps dans des villages du Soudan et du Darfour, se souvient-il. Non seulement on y avait tué des hommes, des femmes et des enfants, mais, en plus, on avait détruit tout ce qui avait été créé par les générations précédentes. On avait attaqué l’ADN de ces villages. Et en fin de compte, c’est aussi dommageable que le viol et le meurtre de familles.»

«Nous avons compris, lors de la guerre en Iraq, que, quand on ne protégeait pas l’art – les musées n’avaient pas été protégés, et aujourd’hui de nombreux artéfacts sont manquants – des communautés entières étaient affectées, indique Clooney. Et ce, très sérieusement. Se battre pour notre culture, c’est se battre pour nos vies.»

The Monuments Men est le cinquième film réalisé par George Clooney et son premier depuis The Ides of March, sorti en 2011. Si le quinquagénaire met plus de temps à pondre ses œuvres, il avoue qu’il est aujourd’hui beaucoup plus heureux dans le fauteuil du réalisateur. «Réaliser, c’est ce que je préfère faire maintenant, lance-t-il. Réaliser et écrire, en fait. Ces deux rôles me permettent d’être beaucoup plus créatif. Je préfère ça au jeu. Je ne sais pas si je m’améliore derrière la caméra, mais je sais que j’évolue.»

«Ce qu’on cherche, au fond, c’est apprendre des meilleurs et se laisser inspirer, poursuit Clooney. J’ai travaillé avec les frères Coen, avec Soderbergh, avec Alexander Payne. De grands réalisateurs! Je les observe et je vole leurs idées! C’est ça le plan. Si j’aime quelque chose, je vais le faire à leur façon.»

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Le côté dur de Balaban

Métro a parlé à Bob Balaban de son rôle dans The Monuments Men.

Votre personnage est présenté un peu comme un dur à cuire. C’est nouveau pour vous?
Je n’ai jamais vraiment pensé à ça. Je me suis surtout dit : «Oh mon Dieu, je vais avoir un fusil. Je fais quoi avec ça?» Alors j’ai passé beaucoup de temps à m’entraîner avec mon arme… que j’utilise pendant 13 secondes au début du film. Nous, les acteurs, aimons beaucoup faire des trucs qui ne nous sont pas familiers.

C’est la saison des Oscars, et le film devait originalement faire partie de la compétition cette année. Que pensez-vous du délai?
Je crois que c’est une bonne chose, parce qu’il y a tant de bons films, que ce soit de grosses ou de petites productions, en décembre. Je pense que le fait que ce film sorte en février fera en sorte que les gens y prêteront davantage d’attention et iront plus le voir qu’en décembre, mois où l’offre est trop grande.

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The Monuments Men
En salle dès vendredi

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