Daniel Cohen dirige Jean Reno et Michaël Youn dans la sympathique comédie Comme un chef. Confidences de fourneaux.
Dès votre générique d’ouverture, M. Cohen, on se délecte de toute la richesse du vocabulaire culinaire. Était-ce des termes – et un univers – que vous connaissiez déjà?
Non, pas très bien! J’ai passé plusieurs mois, avant d’écrire une seule ligne de scénario, à lire des livres de recettes. Au bout d’un moment, c’en est même devenu abrutissant! (Rires.) J’ai également appelé quelques grands chefs parisiens qui ont été très accueillants. J’ai été dans leur cuisine et c’était très intéressant.
Donc, vous avez vécu le vrai de vrai stress des cuisines?
Oh oui! C’est fou! Il y a même un grand chef qui m’a dit qu’il avait l’impression qu’il passait un grand examen chaque midi et chaque soir.
Avec votre film, vous souhaitiez présenter la pression qui vient avec les étoiles Michelin et qui est, comme on sait, parfois insoutenable?
Oui. Un mois ou deux avant la parution du guide, les chefs vivent dans un stress terrible. On perd énormément si on perd une étoile!
On voit aussi dans votre film le clash entre la cuisine traditionnelle et moderne…
Oui, mais j’ai surtout voulu aborder ce thème pour m’amuser. Je voyais dans les classements que la cuisine française reculait par rapport à la cuisine anglaise et espagnole. Ça m’amusait de mettre dans les pattes de mes chefs français [incarnés par Jean Reno et Michaël Youn] des chefs espagnols et anglais.
Vous avez testé la gastronomie moléculaire dans le cadre de vos recherches?
Très, très peu. Presque rien, parce qu’il n’y en a pas beaucoup à Paris. Les chefs sont encore très susceptibles à ce sujet.
Comme un chef
Présentement en salle