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Culture

La belle bande de «rejets» de François Bellefeuille

François Bellefeuille animait jeudi le gala Juste pour rire sur les rejets, avec entre autres au programme Guillaume Wagner, Katherine Levac et Laurent Paquin.

Pour son premier gala Juste pour rire en tant qu’animateur (il avait d’ailleurs demandé à «son sosie», le comédien Louis Champagne affublé d’une perruque hirsute, d’ouvrir la soirée à sa place «au cas où un jaloux en profiterait pour me tirer une balle!»), François Bellefeuille a rassemblé plusieurs des humoristes chouchous du moment… malgré le thème de la soirée: les rejets!

C’est qu’il y a de l’espoir pour les rejets, a assuré l’humoriste dans son numéro d’ouverture, irrévérencieux comme à son habitude. «Les chandails de loup se vendent au Simons aujourd’hui; il y a 10 ans, ceux qui en portaient, c’était parce qu’ils tripaient sur le plein air, mais pouvaient pas en faire parce qu’ils pesaient 400lb!» a-t-il lancé avant une série de «jokes de roux» – bien sûr!

Sébastien Haché a ouvert le bal en laissant la place à son alter ego, le timoré et maladroit Martin Leduc, bien évidemment à sa place dans un gala sur les rejets. «Parlons de ma vie sexuelle… Bon, ça fait le tour!» a lancé le personnage entre deux blagues volontairement «poches».

Le Gaspésien Simon Leblanc y est ensuite allé d’un numéro plutôt rigolo sur les aléas de la vie dans Saint-Henri, et la nouvelle coqueluche franco-ontarienne Katherine Levac, pince-sans-rire et hilarante, s’est confiée au public sur son «passé agricole», lequel comprenait notamment d’écraser les œufs d’une vilaine cane de sa ferme en la forçant à regarder…

Autre numéro réussi, celui de Billy Tellier, qui a expliqué que, pour éviter qu’il se sente rejet, étant le seul de ses amis à ne pas avoir d’enfants, son ami l’avait nommé parrain… mais que «demander à un humoriste d’être sérieux dans une église, c’est pas mal comme demander à un hockeyeur de ne pas dire “heu” entre ses phrases», a-t-il soutenu avant de recréer le baptême sur scène.

Ont suivi les souvenirs d’une journée aux glissades d’eau de Neev, «rejet par défaut» («je suis gros, Français, Marocain, juif, et j’adore péter!» a-t-il expliqué), avant que l’excellent Guillaume Wagner ne serve notamment son numéro sur les personnes handicapées, un numéro qui flirte avec la limite de la rectitude politique, mais reste toujours drôle.

Dernier invité de la soirée, Laurent Paquin a offert un plaidoyer humoristique contre l’homophobie, un numéro qui faisait du bien à entendre, même si le comique a terminé en précisant qu’il n’était pas à l’abri des préjugés, lui qui a cessé de faire confiance à son maquilleur après avoir appris que celui-ci était hétéro…

Somme toute, un gala qui a maintenu un bon rythme, François Bellefeuille ayant réuni des humoristes capables de faire rire les gens avec des sujets a priori délicats.

Ils ont dit…
Quelques extraits du gala de jeudi:

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