Après avoir récolté un prix Genie et un Jutra, le film Starbuck a été récompensé du prix Oxygène 2012, mercredi.
Le long métrage, signé Ken Scott et Martin Petit, a été choisi par le Conseil québécois sur le tabac et la santé pour être parvenu à contourner «tous les pièges et éviter maintes tentations de facilité en s’abstenant de toute scène de tabagisme dans son scénario».
À l’opposé, le film Frisson des collines, de Richard Roy, s’est vu attribuer le prix Cendrier en raison, notamment, de la cigarette continuellement accrochée à la bouche du personnage d’Antoine Bertrand.
«L’importante présence de cigarettes et de cannabis dans un film dont le personnage central n’a que 12 ans est totalement irresponsable et scandalisante», a affirmé le juré Martin Gignac, journaliste et critique de films.
Le titulaire de la chaire de marketing ECSC à HEC Montréal, Jean-Charles Chebat, a proposé, en marge de la remise des prix Oxygène et Cendrier, d’inclure des avertissements sur le tabac avant la présentation de films dans lesquels le tabac est présent afin de réduire les stéréotypes positifs envers les fumeurs.
«Les adolescents savent que la cigarette leur nuit. Les avertissements précédant les films contenant des scènes de tabagisme remettent en mémoire active ces connaissances et leur permettent de générer des images négatives de consommation de cigarettes et de fumeurs», estime-t-il.
Olga Debiencourt, coordonnatrice des prix Oxygène et Cendrier au Conseil québécois sur le tabac et la santé, a rappelé que l’objectif n’était pas de censurer les créateurs du milieu du cinéma, mais de leur demander de faire un usage responsable et raisonnable du tabac à l’écran.