Dans le cadre de la Nuit blanche, DJ Champion se joint au happening multidisciplinaire YU WA, à la SAT. Explications.
Comment tu te prépares à la Nuit blanche?
Hmm…Tranquillement? (Rires.)
Peux-tu nous en dire plus sur ce «lap top DJ set» que tu présenteras à la SAT?
C’est un petit peu embêtant, car c’est davantage une exploration et une expérimentation. Ce n’est rien
qui a rapport avec DJ Champion!
Plus exactement?
Je vais l’expliquer de façon graphique : dans la musique cubaine, il n’y a pas de grosse caisse, et la basse fréquence est donnée par la contrebasse. Dernièrement, je me suis dit que ça pourrait être amusant de faire le même exercice. Au niveau des mélodies, j’ai mis des synthétiseurs qui font des sons de synthés. Pas de violons, pas de guitares. Ça pourrait paraître assez boiteux, mais c’est assez agressif et répétitif.
C’est donc une nouvelle direction pour toi? Ou plutôt un projet parallèle?
Un projet parallèle. Et encore là, «parallèle», c’est un bien grand terme! Peut-être que je vais jouer ça une fois et que je ne le ferai plus jamais. Je dirais donc que c’est plutôt un trip.
Pourquoi as-tu choisi de tester ça à la Nuit blanche? Les gens sont-ils plus ouverts à entendre du nouveau matériel dans le cadre de cet événement?
À vrai dire, mes amis de la SAT m’ont demandé de jouer. Simple de même! (Rires.)
Es-tu un habitué de la Nuit blanche?
Je crois me souvenir que j’ai participé à l’édition parisienne. Quand ils ont importé le concept ici,
au Québec, je me suis dit : «Génial, bonne idée!» Sauf que, depuis que ça existe, chaque année, soit j’étais à l’extérieur, soit je revenais tout juste de tournée, et disons que je n’avais pas trop envie de fêter. Je suis donc bien heureux de finalement pouvoir y participer!
La musique que tu vas présenter samedi dans la SATosphère, tu appelles ça de la «Delinquant Dance Music» (musique dance délinquante)?
Oui, j’ai appelé ça comme ça pour le fun! (Rires.) Tu sais, c’est un des premiers jets que j’ai faits quand j’ai recommencé à jouer de la musique après avoir été malade. Ça faisait un moment que je n’étais pas en forme, que mon corps ne me suivait plus. J’étais dans une vie ultra rangée. Je ne faisais
plus rien! (Rires.) Je mangeais bien, je ne sortais jamais, je ne buvais pas. J’ai l’impression que c’est lié à ça : j’avais besoin de faire quelque chose de délinquant. Et ça a donné de la musique un peu plus agressive.
Il y a un volet culinaire prévu durant la soirée YU WA. Vas-tu y participer d’une quelconque façon?
Ah, c’est sûr que je vais manger! (Rires.) Non, honnêtement, il m’arrive de me faire à manger, mais ce n’est pas toujours bon.
As-tu des recommandations à faire aux gens qui vont célébrer la Nuit blanche?
Venir nous voir à la SAT?
DJ Champion
À la SAT
Samedi à minuit
Durant la Nuit blanche et YU WA