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Culture

3 chefs à «Tout le monde en parle» en octobre

Mélanie Marquis - La Presse Canadienne

DRUMMONDVILLE, Qc — Trois chefs fédéraux seront sur le plateau de «Tout le monde en parle» avant les élections du 19 octobre. Le premier ministre sortant Stephen Harper n’y sera pas, ayant décliné l’invitation, selon l’équipe de l’émission.

Le populaire rendez-vous télévisuel du dimanche soir est pratiquement devenu un passage obligé pour les politiciens, surtout depuis la prestation du défunt leader néo-démocrate Jack Layton, en avril 2011.

Cette apparition est considérée comme l’un des facteurs ayant contribué à la vague orange qui a déferlé sur le Québec quelques semaines après.

La barre pourrait donc sembler haute pour les chefs qui se succéderont sur le plateau de l’émission diffusée sur les ondes de Radio-Canada et animée par Guy A. Lepage.

C’est celui qui a succédé à Jack Layton à la barre du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, qui lancera le bal. Son entrevue sera diffusée le dimanche 4 octobre.

La semaine suivante, le 11 octobre, l’entrevue du chef libéral Justin Trudeau sera présentée en première partie de l’émission, et celle du leader bloquiste Gilles Duceppe suivra vers la fin du même épisode.

Le chef conservateur Stephen Harper a été invité, mais il a refusé, a indiqué à La Presse Canadienne, mardi, une représentante de l’équipe de «Tout le monde en parle».

Au Parti conservateur, la porte-parole Catherine Loubier a signalé qu’elle «ne commente pas sur des demandes d’entrevues» et qu’elle «ne commente pas non plus sur (l’)hypothèse» que M. Harper ait décliné l’invitation.

L’équipe disposait de deux dates seulement pour recevoir les chefs avant le scrutin du 19 octobre.

Les leaders ne pouvaient être de l’enregistrement de la première de la saison, le jeudi 24 septembre: ils seront, ce soir-là, dans un autre studio de Radio-Canada pour croiser le fer dans le cadre du débat en français.

Et il n’était pas question de les inviter sur le plateau le jeudi 15 octobre pour ensuite diffuser l’émission le 18 octobre, à la veille du scrutin fédéral.

Les artisans de «Tout le monde en parle» ont tiré des leçons de la dernière élection provinciale à ce chapitre, ayant dû corriger le tir après que la présence annoncée de Pauline Marois à quelques heures de l’ouverture des bureaux de vote eut causé des remous.

Après avoir initialement défendu son choix de programmation, Guy A. Lepage avait finalement convenu, d’un commun accord avec la société d’État, qu’il ne serait pas «approprié» de diffuser une entrevue avec un chef de parti la veille d’un scrutin.

Les partis fédéraux et les responsables de l’émission étaient en pourparlers depuis quelques jours pour planifier l’horaire de l’apparition des chefs.

Comme c’est le cas pour les débats électoraux, les formations politiques tentent toujours de déterminer quelles seraient les conditions les plus favorables à leur leader avant d’accepter ce type d’invitation.

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