TLMEP: Laurie Doucet d’Occupation double, fille d’un père criminel
Laurie Doucet, participante d’Occupation double en Californie (2012), était de passage à Tout le monde en parle (TLMEP) dimanche. Elle s’est confiée sur son lourd bagage familial lié au crime organisé, étalé dans la série documentaire Liées par le crime (Crave).
Laurie Doucet est la fille de Steeve «Le Bee» Doucet, ancien chef des Satans Guards, un «club-école» des Hells Angels basé au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il a été accusé de 22 meurtres et est aujourd’hui décédé.
Steeve Doucet a été l’un des hommes les plus recherchés du Québec au cours d’une cavale d’un an où sa photo était placardée dans les médias, a mentionné Guy A. Lepage dimanche.
«Quand ton père est le plus médiatisé du Québec […] et que tu dois aller à l’école, à 10 ans […] tes amis ne viennent pas te voir, cette journée-là. […] J’ai été virée de mon école dans la même journée, j’ai perdu tous mes amis, tous mes repères», a raconté Laurie Doucet sur le plateau de TLMEP.
Elle était accompagnée de Josée Lajeunesse, deux fois mariée à des hommes criminalisés.
À l’époque, les activités illégales du père de Laurie n’entachaient pas sa relation avec lui, soutient-elle.
«C’était une relation normale d’un enfant avec son père. Je n’ai jamais essayé de comprendre pourquoi c’était différent. Je voulais juste avoir un père. Quand il était là, j’en profitais.»
Laurie Doucet avoue qu’il lui a longtemps été difficile de nouer des rapports amoureux avec des hommes qui ne comprenaient pas sa réalité, ce qui la menait vers des bad boys. «Mais pas longtemps, parce que j’aspirais vraiment à plus», a-t-elle indiqué.
Elle ajoute qu’elle n’a jamais manqué d’argent. Elle a eu sa première voiture à un jeune âge et est allée à l’école privée.
«J’allais au dépanneur, à 9 ans, et il me donnait 50$ pour des bonbons à 1$», a illustré Laurie. Elle estime néanmoins n’avoir pas vécu dans l’opulence outrancière.
«Mon père ne voulait pas flasher particulièrement. […] On avait notre maison familiale, où ma mère essayait de garder une routine saine. […] Avec mon frère et ma mère, on essayait de se créer un petit bonheur quotidien malgré tout ce qui se passait, qui était loin d’être évident.»
Que la vérité sur sa situation familiale soit rendue publique pendant son passage à Occupation double n’a ni découragé, ni soulagé la candidate la plus colorée de cette édition de la téléréalité, qui travaille désormais en marketing.
«Je savais que ça allait sortir. Moi, tout ce que je voulais, c’était entrer [à OD]. Je me disais: une fois que je suis là, ils ne me mettront pas dehors. De toute façon, c’est moi qui va faire le show! C’est ça qui est arrivé à ce moment-là…»
Trump: du respect pour Carney
L’ancien premier ministre Jean Charest, membre du Comité consultatif sur les relations économiques entre le Canada et les États-Unis, était aussi présent à Tout le monde en parle pour faire le point à l’approche de la révision de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACÉUM).
Monsieur Charest a été appelé à se prononcer sur la relation réelle entre le Canada et les États-Unis, au-delà des déclarations médiatiques incendiaires de Donald Trump visant Mark Carney.
«Elle est bonne», a-t-il affirmé, sans détour.
«Ils se parlent régulièrement. Ils se textent. Ce n’est pas toujours dans les médias… Le sentiment que nous avons, c’est que Monsieur le président Trump […] respecte Monsieur Carney.»
«Mais Donald Trump, c’est Donald Trump. Il est imprévisible. Même s’il est affaibli, par exemple, après les élections de mi-mandat, il ne va pas avoir une plus belle personnalité le lendemain. Alors, il va falloir composer avec un homme qui peut être imprévisible et qui peut changer d’idée. Mais, fondamentalement, la relation est bonne», a poursuivi Jean Charest.
L’avenir de Théodore Pellerin
Tout ce que touche l’acteur Théodore Pellerin se transforme en or. Interprète du rôle-titre dans le film français Nino, de Pauline Loquès, il a reçu l’an dernier, pour cette prestation, le prix de la Révélation à la Semaine de la critique du Festival de Cannes, ainsi que celui du meilleur espoir masculin à la cérémonie des César, l’équivalent français de la célébration des Oscars, en février.
Celui qui sera, cette année, membre du jury de la Semaine de la critique, à Cannes, a enchaîné depuis 10 ans les contrats dans de prestigieuses productions françaises et américaines. Il joue aussi à l’occasion dans des films et des séries québécoises comme Complètement Lycée, Solo et, bientôt, le prochain long métrage de Philippe Lesage.
Où Théodore Pellerin espère-t-il que le vent le mènera dans l’avenir?
«Ça fait un peu longtemps que je fais ça… J’avais quand même 16 ans quand j’ai commencé. […] L’une des choses que j’apprends et qui continue de se réaffirmer, c’est qu’il faut accepter de ne pas avoir de contrôle, d’essayer d’aller vers ce qui est bien écrit, de travailler avec des gens que tu admires, en qui tu as confiance. […] J’ai envie de faire des films que moi j’ai envie de voir, idéalement», a exposé l’artiste à TLMEP.