Malgré la multiplication des options de visionnement à domicile et l’augmentation des prix des billets, la sortie au cinéma demeure une pratique bien ancrée chez les Québécois francophones, selon une nouvelle étude. Menée par la firme Dubois-Tétu, l’étude montre que la fréquentation des cinémas demeure importante, même chez les jeunes.
Selon l’Étude Cinéma Québec, publiée mardi, environ 56% des francophones sondés ont vu au moins un film au cours de la dernière année. Près du quart des participants à l’étude ont vu un film québécois. Environ 78% de l’audience des films québécois disent vouloir en voir davantage.
Les obstacles mentionnés sont d’abord la rareté ou l’inadéquation des horaires de projection (44 %), puis le prix des billets (41 %). Du côté des non-spectateurs, 57% n’ont vu aucun film québécois en salle dans l’année, mais les deux tiers se disent tout de même intéressés à en regarder. L’absence d’intérêt pour les films proposés (45%) est l’argument le plus souvent évoqué parmi les personnes n’ayant pas vu de film québécois.
La publication de cette étude survient une semaine après la diffusion de chiffres plutôt moroses pour l’industrie du cinéma au Québec. En 2025, les films québécois ont enregistré leur pire année depuis 2016 (exception faite de la pandémie de COVID-19).
Un appétit pour plus de films
Le portrait révèle aussi un appétit marqué pour une fréquentation accrue. Huit personnes sur dix qui vont au cinéma disent souhaiter y voir davantage de films qu’elles ne le font actuellement. Or, le principal obstacle demeure le coût des billets: 56% des répondants l’identifient comme frein numéro un (41% pour les films québécois). Le manque d’intérêt pour les films à l’affiche (32%) et le manque de temps (28%) figurent aussi parmi les raisons les plus souvent évoquées.
Les leviers envisagés pour augmenter la fréquentation suivent la même logique: 68% des répondants citent des billets moins chers, et 36% évoquent un meilleur confort des sièges.
Les jeunes continuent d’aller au cinéma
L’étude souligne que les personnes âgées entre 18 et 29 ans sont les plus susceptibles d’avoir fréquenté les salles: 78% y ont vu au moins un film dans la dernière année. Un quart de ce groupe dit avoir assisté à cinq films ou plus. Fait notable, l’âge n’est pas synonyme de désaffection: la moyenne annuelle la plus élevée est observée chez les 70 ans et plus, à 4,5 films.
L’étude souligne aussi la concentration de l’achalandage. Les cinéphiles les plus assidus, qui représentent 19% du public, génèrent à eux seuls 50% des entrées annuelles. À l’inverse, 29% des spectateurs n’ont vu qu’un seul film en salle, ne comptant que pour 9% de l’assistance totale. Un noyau plus restreint — 6% des répondants ayant vu 10 films ou plus — représent 26% des entrées.
Côté préférences, 46% des répondants disent apprécier «tous les types de films», mais la comédie et l’action dominent. La comédie est particulièrement prisée chez les 18-29 ans (80%). Les préférences varient toutefois selon les générations, le drame étant davantage associé aux 70 ans et plus.
L’étude s’appuie aussi sur trois groupes de discussion tenus entre avril et mai 2025 auprès de 20 participants de différentes régions, ainsi que sur une cartographie de l’accès aux salles au Québec.
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