Formation et emplois

Finance et formation

La croissance de l’emploi dans la finance ne suit pas celle du secteur. Mieux vaut être bien formé si on désire y travailler.

Le Globe and Mail vient de publier sa liste annuelle des 1000 compagnies les plus rentables au Canada. Cette année encore, la plupart des 10 premières appartiennent au secteur financier.

Plus précisément, la compagnie la plus rentable au Canada est la Banque Royale, qui a engrangé des profits de plus de 8,3G$ en 2013, soit 12% de plus que lors de l’année fiscale précédente. La Banque Toronto-Dominion vient au second rang, avec des profits de plus de 6,6G$, soit environ 3% de plus que l’année précédente.

En fait, 7 des 10 entreprises les plus rentables au Canada en 2013 appartiennent au secteur financier, dont la Banque de Nouvelle-Écosse, la Banque Impériale de Commerce, la Banque de Montréal, Manuvie et la compagnie d’assurance Great-West. Suncor, le Canadien National et La Pétrolière impériale sont les seules compagnies d’un autre secteur à avoir réussi à se classer dans ce top 10.

Cette prédominance des entreprises du secteur financier n’est pas nouvelle; elle s’observe au contraire depuis de nombreuses années. Ce qui est malheureux, c’est que l’emploi dans ce secteur est loin de croître au même rythme que les profits. Selon Statistique Canada, alors que 5,5% des salariés travaillaient dans le domaine de la finance et des assurances en 2005, ils étaient 6,3% à le faire en 2009, pour une augmentation de moins de 1% (0,8). Que l’on compare cela à des bénéfices qui augmentent jusqu’à 12% par année. Le secteur est d’ailleurs critiqué pour son manque de participation au rebond de l’emploi après les récessions. Il s’agit d’un des secteurs qui se montrent le plus habiles à améliorer leur performance tout en embauchant le moins possible.

Plusieurs formations liées au secteur financier présentent quand même d’excellents débouchés. Par exemple, la demande d’actuaires est excellente depuis de nombreuses années. Dans le secteur financier, leur rôle consiste à évaluer le risque grâce à des modèles mathématiques et à proposer des façons de le gérer, en fixant les taux d’intérêt ou les primes d’assurances à un niveau approprié, par exemple. On prévoit qu’il faudra 95 actuaires par année jusqu’en 2016. La formation est offerte par les universités Laval, Concordia, de Montréal et par l’UQAM.

De même, les diplômés universitaires en administration et en sciences comptables commencent souvent leur carrière dans le secteur financier. Ce dernier embauche aussi des planificateurs et autres conseillers financiers, de même que des diplômés en informatique d’affaires et d’autres spécialistes des technologies.

Comme c’est souvent le cas de nos jours, il vaut mieux être plus que moins formé lorsqu’on veut faire carrière dans ce secteur. Il est à prévoir que les emplois qui demandent des qualifications moins importantes diminueront en nombre face aux avancées technologiques.

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