La semaine dernière, le Point G a fêté son deuxième anniversaire en grande pompe. Sur son site internet, la petite boutique fabriquant les trois G (glaces, gaufres et gourmandises) a annoncé qu’elle offrirait un macaron à tous ceux qui se présenteraient pour lui souhaiter bonne fête.
Et c’est chose faite : ses fondateurs, Julien Reignier et Thierry Andrieu, assurent qu’ils ont distribué plus de 300 macarons gratuitement! Avec leur quarantaine d’années d’expérience combinée, ces deux chefs pâtissiers d’origine française ont connu un succès rapide en alliant la qualité de leurs produits à une promotion active sur les réseaux sociaux.
Après deux années d’existence, la boutique comprend désormais une douzaine d’employés et fait affaire avec 33 revendeurs. Un point de chute à Québec a même été inauguré il y a deux semaines avec une commande de près de 2000 macarons. Sur la page web de la boutique, le nombre de visiteurs a grimpé d’une dizaine par mois pour atteindre les 6 000 aujourd’hui. Car en plus de proposer des macarons aux saveurs parfois étranges (basilic, vinaigre balsamique, foie gras…), le Point G s’est associé à Olivier, un étudiant, qui s’occupe de l’aspect marketing, explique Julien Reignier.
La boutique a donc désormais son propre site web, sa page Facebook regroupant plus de 1 050 fans, et son pseudo Twitter. Chaque semaine, des concours sont lancés sur les réseaux sociaux afin de gagner des douceurs. «C’est l’occasion de remercier le plus de clients possible et de leur faire découvrir nos nouveaux produits», expliquent ces deux chefs qui n’hésitent pas à jouer la carte de l’innovation avec leurs macarons glacés, pépites de macarons, tartinades au caviar de vinaigre balsamique…
«Nous avons lancé un macaron Téquila Paf pour la fête des Pères, qui se déguste de façon originale, soit en se léchant d’abord un peu de sel sur sa main», explique Julien Reignier, tandis qu’un premier macaron fumé à la cannelle et un macaron au sureau devraient bientôt suivre… «Nous nous inspirons souvent des rencontres que l’on fait au quotidien : avec un fabricant de cocktail, d’épices ou avec des producteurs locaux…» affirme-t-il.
La boutique est même allée jusqu’à demander l’avis de ses clients et d’un focus groupe, composé de chefs cuisiniers et d’amoureux de la bouffe, afin de renouveler sa collection de macarons. «Au salon de Bromont, on a remarqué que près de 60 % des gens ne connaissaient pas les macarons. Il reste donc un grand potentiel à les faire découvrir», estime Julien, qui se prend à espérer qu’un jour les macarons puissent devenir des incontournables comme le pain…
Les projets du Point G
- Créer des emballages durables que les clients pourraient faire remplir jusqu’à 10 fois, pour obtenir ensuite un remplissage gratuit.
- Construire un nouvel atelier de fabrication artisanale à Montréal pour répondre à la demande croissante.
- Continuer à offrir des 5 à 7 pour le lancement de nouveaux produits 2 à 3 fois par année, dont le prochain est prévu à la rentrée. Lors du dernier 5 à 7, un homme déguisé en Dark Vador offrait des macarons qui, refroidis, créaient de la fumée sur leur passage.