lang="fr-FR" > Contrôlants et perfectionnistes
À table

Contrôlants et perfectionnistes

Il est rare d’entendre un enfant dire : «Quand je serai grand, je veux être très contrôlant.» Et pourtant, on continue de trouver de telles personnes dans notre entourage. Pourquoi en est-il ainsi?

L’une des raisons d’être des émotions est qu’elles nous forcent à réagir aux événements. L’anxiété et le stress sont des sentiments qui surviennent lorsque nous avons l’impression que quelque chose cloche. Les menaces légères, par exemple un test en classe, nous rendent nerveux. Les menaces plus importantes, comme un ours qui nous pourchasse, nous font paniquer.

Notre réponse au stress indique à notre corps qu’il doit réagir, faire ce qu’il faut pour éliminer la menace. Habituellement, c’est elle qui nous fait fuir lorsque c’est possible, contre-attaquer si nous sommes pris au piège ou encore étudier si nous avons peur d’échouer à l’examen. En d’autres mots, devant un défi, notre instinct nous pousse à maîtriser ce qui constitue une menace pour nous. Plus la menace est grande, plus le besoin de la maîtriser est important.

Contrôle imparfait

Malheureusement, la plupart des menaces ne peuvent être contrôlées de manière absolue. Il demeurera toujours certains risques. Cela implique que notre désir instinctif d’éviter les menaces ne peut pas toujours être comblé  :?nous ne pouvons être certains de toujours réussir à le faire.

Les «maniaques du contrôle» (ou control freaks) sont du genre à penser en termes de «tout ou rien». Ce sont des perfectionnistes qui tentent sans relâche d’éliminer tout doute, toute incertitude. Ils veulent s’assurer que rien de mauvais n’arrivera, et tiennent à en être absolument sûrs. Ils réagissent de cette façon peu importe le type de défi ou de menace à affronter.

L’incapacité à voir les nuances

Parce qu’ils voient la vie en noir ou en blanc, sans nuances de gris, les maniaques du contrôle ne peuvent faire la différence entre les choses vraiment dangereuses, comme une menace physique, et les évènements de moindre importance, par exemple une activité qui ne se déroule pas à leur goût ou à leur façon. Instinctivement, ils voient toute chose comme une question de vie ou de mort. C’est pourquoi ils ne lâchent jamais prise.

Les bons et les mauvais côtés

Quand ils savent ce qu’ils font, les «maniaques du contrôle» sont d’une grande utilité, surtout quand ça compte vraiment. Leur besoin avide de maîtriser les tenants et aboutissants dans toutes les situations rend notre monde meilleur. Cependant, dans des situations moins importantes, leur insistance à vouloir que les choses se déroulent à leur manière nous les rend beaucoup moins sympathiques, voire déplaisants. 

C’est encore pire quand ils ne savent pas exactement ce qu’ils font, mais qu’ils veulent quand même tout régenter. C’est dans ces moments précis qu’ils font de nos vies un véritable enfer.

Articles récents du même sujet

Exit mobile version