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À table

Quand la procrastination se met de la partie…

Je n’oublierai jamais à quel point mes fenêtres étaient propres à l’époque où je rédigeais
ma thèse de doctorat. Ma femme sortait alors pour la journée afin de me permettre de travailler en paix, sans être distrait. Tout à coup, en regardant dehors, je me surprenais à penser: «Qui peut faire avancer son travail quand les fenêtres sont sales? Je me remettrai à ma thèse dès que j’aurai passé un rapide coup de torchon sur les vitres!»

Nous avons sûrement tous des histoires de procrastination, cette tendance à tout remettre à plus tard, à raconter, car on estime que 95 % de la population se plaint  de souffrir de ce problème. Pourquoi? Parmi les raisons qui expliquent l’augmentation de la procrastination, notons le mode de vie moderne et le fait que le lien entre un comportement et sa récompense est de plus en plus lointain.

De fait, nous sommes peu portés à la procrastination lorsque nous avons faim ou soif. Mais lorsqu’il s’agit de rédiger un document qui nous vaudra une bonne note dans quelques semaines, puis contribuera à l’obtention de notre diplôme, ce qui nous permettra de décrocher un bon emploi (espérons-nous), lequel nous procurera le salaire nécessaire pour payer l’épicerie qui assouvira notre faim, le lien entre la cause et l’effet semble plutôt ténu.  

Un problème qui se perpétue
Autre raison pour laquelle on peut perdre le contrôle de la procrastination, c’est que celle-ci s’alimente elle-même. Lorsqu’on reporte une chose, on finit par la faire à la dernière minute, à reculons et à toute vitesse. Agir dans un tel état de panique ne fait qu’augmenter notre désir d’éviter ce genre de situation à l’avenir.

Si nous avons pris l’habitude de compléter chaque tâche en une seule fois, nous serons portés à attendre de disposer de suffisamment de temps et d’énergie pour accomplir la prochaine grande tâche. C’est pour cette raison qu’il faut fractionner les projets en petites étapes raisonnables.
Le plus important est de s’arrêter dès qu’une étape est terminée. Il est facile de consacrer une heure ou deux à un projet tous les jours pendant deux semaines, mais il est plus difficile de travailler 20 heures d’affilée. Si nous tombons dans le piège de réaliser au complet de grands projets quand nous sommes «sur notre lancée», nous renforcerons le sentiment de devoir trouver l’énergie pour mener à bien d’un seul coup tous nos projets. Ouf! Il y a de quoi vouloir les remettre à plus tard.

Un problème difficile à résoudre

Même si la procrastination est un problème difficile à résoudre, vous pouvez améliorer la situation avec le temps, en modifiant vos habitudes. Toutefois, ne vous sentez pas coupables : très peu de gens sont immunisés contre cette tendance. Même moi, je dois parfois lutter contre mon penchant à la procrastination lorsqu’il s’agit de rédiger cette chronique. Sachez cependant que mes fenêtres sont impeccables!

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