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Le «nouveau deal» vert d’Alex Tyrrell

Alex Tyrrell, chef du Parti vert du Québec.

Originaire de Beaconsfield, l’actuel chef du Parti vert du Québec (PVQ), Alex Tyrrell, sera candidat dans la course à la direction du Parti vert du Canada (PVC). Âgé de 31 ans, il propose un «nouveau deal» vert qui prévoit des investissements de centaines de milliards de dollars sur 10 ans pour effectuer une transition énergétique.

M. Tyrrell souhaite doter le PVC d’un programme éco-socialiste qui irait au-delà de la cause environnementaliste pour s’attaquer à tous les enjeux de la politique canadienne sous un angle progressiste.

«Je veux relier toutes les grandes villes du Canada à l’aide d’un train électrique à grande vitesse, ouvrir une série de nouvelles sociétés d’État qui pourraient fournir des biens et services nécessaires pour une transition énergétique rapide, sur une période de 10 ans. On parle d’une mobilisation à l’échelle de la Deuxième Guerre mondiale», souligne-t-il.

Déficits
Selon le candidat, le PVC devrait abandonner l’approche du conservatisme fiscal. Des nouvelles sources de revenus seraient générées en taxant davantage les émissions de carbone, les riches, les multinationales et les grandes entreprises.

«Il ne faut pas avoir peur de recourir aux déficits parce que si on regarde ça, si on a le choix entre offrir aux prochaines générations une dette financière ou une dette écologique, je vais toujours choisir une dette financière parce que c’est remboursable. Alors que la valeur de l’environnement est incalculable», précise-t-il.

Le PVC a besoin d’un chef jeune, expérimenté et bilingue, selon M. Tyrrell.

«Il faut quelqu’un qui serait capable d’aller chercher le soutien des jeunes, au sein du nouveau mouvement pour le climat qui se fait entendre partout dans le monde. Ces jeunes veulent des solutions qui sont un peu plus radicales que ce qu’on voit en politique en ce moment», explique-t-il.

M. Tyrrell est à la tête du PVQ depuis plus de six ans. L’élection du prochain chef du PVC aura lieu en octobre. La course au leadership se tient à la suite de la démission d’Elizabeth May en novembre.

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