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J’achète un livre québécois: les suggestions de Billy Robinson

Billy Robinson

Billy Robinson, libraire à la Librairie de Verdun depuis six ans.

Alors que les Montréalais s’apprêtent à célébrer la littérature québécoise vendredi, Métro s’est entretenu avec Billy Robinson de la Librairie de Verdun.

Ce dernier a reçu le prix d’excellence de l’Association des libraires du Québec (ALQ), le 11 mai dernier.

Féru de littérature québécoise, Billy Robinson trépigne d’impatience à l’approche du 12 août, la journée J’achète un livre québécois.

«C’est la fête! Juste à en parler, j’en ai des frissons», lance-t-il d’entrée de jeu.

«Le 12 août est devenu un incontournable. C’est comme Noël mais en plein été. Pour moi, c’est la journée que je conseille le plus dans toute l’année et c’est ce que j’aime faire.»

Celui qui est libraire depuis maintenant 12 ans estime que la majorité des clients arrivent avec des demandes de suggestions.

«On dirait que les gens se sont réapproprié la littérature québécoise. Les gens sont curieux et ils veulent se faire surprendre. C’est ça le plaisir d’être libraire», mentionne Billy Robinson avec des étoiles dans les yeux.

«Il y a une dizaine d’années, je me battais beaucoup pour la littérature québécoise, mais plusieurs regardaient ça de haut. Mais ce n’est tellement plus le cas aujourd’hui», se réjouit-il.

Le personnel de la Libraire de Verdun s’attend à une journée extrêmement achalandée vendredi. Un certain Danny Laferrière sera sur place, dès 11h, pour une séance de dédicaces.

La Fondation pour l’alphabétisation incite d’ailleurs les Montréalais à acheter un livre jeunesse québécois pour l’offrir ensuite à un jeune provenant d’un milieu défavorisé. Il est possible de faire le don directement à la Librairie de Verdun.

Les suggestions littéraires de Billy Robinson

Mélasse de fantaisie, de Francis Ouellette, aux éditions La Mèche.
«C’est un beau roman coup de poing qui vient tout juste de paraître. L’histoire se déroule dans le quartier Faubourgs dans centre-sud à Montréal en 1976. Un beau mélange du style de David Goudreault, mais un peu plus cru, plus dur, mais aussi avec un côté fantaisiste. Les gens vont adorer ça, c’est vraiment extraordinaire. Belle écriture, mais c’est très dur. Il y a beaucoup de scènes pas évidentes à lire, mais c’est la réalité d’un quartier pauvre dans une époque où tout se passait, mais personne ne parlait. Gros coup de cœur pour moi.»

Jolicoeur, de Joëlle Péloquin, aux éditions Tête Première.
«C’est l’histoire d’une dame de 80 ans qui, au moment de signer les papiers de décès de son mari, va réaliser qu’elle s’était oubliée. Elle se rappelle tout d’un coup qu’elle avait un nom de famille, Jolicoeur, et elle va se rappeler de son premier amour. Cet amour qui s’est développé à Expo 67 avec une femme. Donc à 80 ans elle a décidé de vivre sa vraie vie, sa véritable nature et d’essayer d’aller retrouver son premier amour, au Japon, ce qui n’est pas chose simple. J’ai été complètement charmé par cette œuvre. Écriture sensible, douce, belle, et j’ai complètement cru à l’idée de cette femme-là. Joëlle est jeune, elle a une vingtaine d’années, mais l’histoire de cette femme de 80 ans, on y croit totalement. C’est magnifique.»

Survivaces, de Geneviève Rioux, aux éditions Mémoire d’encrier
«Geneviève a été victime d’une tentative de féminicide. Elle a été gravement poignardée. On n’a jamais retrouvé le coupable en question. Ce recueil de poésie est donc sa survie, son combat, son acceptation. Elle raconte tout son travail et son cheminement personnel, mais elle rend également hommage à tous celles et ceux qui l’ont aidée. De la poésie dure, encore une fois, mais remplie d’espoir. »

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