IDS-Verdun

Intervention de l'UPAC à la mairie de Verdun

Le maire de Verdun, Ginette Marotte, et le conseiller de ville de Verdun, Alain Tassé, étaient présents lors des visites de l’UPAC à la mairie de Montréal et à celle de Verdun, mardi dernier. Dans un entretien avec le Messager de Verdun, ceux-ci nous racontent comment se sont déroulés les événements du 19 février.

Ginette Marotte et Alain Tassé étaient tous deux à l’hôtel de ville de Montréal lorsque les policiers de l’UPAC sont débarqués en fin d’après-midi. Ces derniers ayant ordonné l’évacuation du bâtiment afin de pouvoir procéder à leur perquisition, Mme Marotte et M. Tassé décidèrent de se rendre à Verdun, après un coup de fil du directeur de l’arrondissement leur apprenant que la Sûreté du Québec était également à la mairie d’arrondissement.

«Quand je suis arrivé, il y avait une voiture de la SQ devant la porte, a raconté M. Tassé à votre journal. Toutefois, contrairement à la mairie de Montréal, l’endroit n’avait pas été évacué. Il y avait, je dirais, entre 15 et 20 agents à l’intérieur, certains en uniformes, d’autres en civil.»

Les deux élus ont alors discuté avec les officiers responsables de l’opération, en leur offrant, disent-ils, leur totale collaboration.

«Le tout s’est déroulé de façon très courtoise. Mme Marotte et moi avons dit aux policiers que s’ils avaient des questions ou besoin de quoi que ce soit, nous allions les aider dans leur tâche.»

«Il ne s’est rien passé de très spectaculaire; tout s’est déroulé de façon polie, dans les règles de l’art», a, quant à elle, expliqué Mme Marotte.

Selon M. Tassé, les enquêteurs de l’UPAC tenaient en particulier à s’entretenir avec le directeur de l’arrondissement, celui de l’informatique ainsi que leur homologue des finances.

Alain Tassé tient toutefois à préciser que le mandat d’enquête des policiers ne visait pas un ou des individus en particulier.

«Ils cherchaient quelque chose de spécifique; ce n’était pas un mandat général, ni un mandat d’enquête visant des personnes», a-t-il expliqué; ce qu’a également confirmé Mme Marotte.

Les policiers ont aussi demandé à avoir accès à des documents datant de quelques années, plus précisément de 2004 et 2005, qui reposaient dans la chambre forte de la mairie, ce qui a demandé l’intervention de la greffière.

«Ils voulaient voir certaines factures et pièces justificatives, a dit Ginette Marotte. Ça a pris quelques heures et ils sont partis avec quelques documents.»

Les deux élus disent voir de façon positive l’intervention de l’Unité permanente anticorruption à Verdun.

«C’est important que les policiers fassent leur travail. S’il y a des accusations à porter, qu’ils les portent», a dit Alain Tassé.

«Nous ne pouvons pas être contre la recherche de la vérité. Comme tous les citoyens, nous avons hâte que ça finisse, que la lumière soit faite à propos des allégations de corruption et que des accusations soient portées, s’il le faut. Il ne faut pas oublier qu’une fois de plus, ce sont les gens qui paient pour ça en fin de compte» a conclu Mme Marotte.

Articles récents du même sujet

Exit mobile version