«Les oies et canards longent les berges, là où de nombreux pêcheurs se tiennent, témoigne Mme Létourneau. Certains laissent derrière eux leurs déchets, y compris leur fil de pêche qu’ils extraient et coupent de leur bobine quand il devient usé. Ça s’emmêle facilement. L’oiseau ou l’animal qui se prend dans une loupe de fil va tirer, se débattre, se tortiller et se retrouve emprisonné, voire étranglé. Il ne peut s’en sortir sans aide.»
La citoyenne est attristée et se demande ce qui adviendra des berges et des animaux qui les côtoient. C’est pour cette raison qu’elle ramasse tous les fils qu’elle aperçoit, afin de prévenir davantage d’incidents.
La directrice des communications à l’arrondissement de Verdun, Francine Morin, explique que les berges ne sont pas toutes contrôlées. «Il y a des parcs délimités, mais il y a aussi des berges naturalisées. Si c’est un parc aménagé, il y a des étudiants et des cols bleus qui font le ménage de façon régulière.»
Par contre, lorsqu’il s’agit de berges naturalisées, l’arrondissement ne peut pas les nettoyer. «On peut procéder seulement s’il y a des plaintes ou lors de la corvée de printemps.»
Il a été impossible de savoir le nombre de plaintes qui ont été reçues à l’arrondissement depuis le début de l’année. Les citoyens sont invités à contacter le 311 pour transmettre de l’information concernant les berges. Photo FRONT ou FRONT 2
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