Selon l’avocate de profession, le Comité pour le développement durable de L’Île-des-Sœurs (CDDIDS) et l’Association des propriétaires et résidents de L’Île-des-Sœurs (APRIDS) sont injustement écartés dans le camp du «contre».
«La mise en demeure que nous avons envoyée ne fait que demander que la commission scolaire respecte ses engagements verbaux et les couche par écrit. Ce n’est pas pour empêcher que le projet se fasse. C’est pour empêcher que le projet se fasse avec les garanties suffisantes pour les citoyens», précise M. Langlois.
Il explique que dans les faits, la commission scolaire ne donne aucune garantie écrite que la future école ne puisse être agrandie ou qu’elle n’empiète davantage sur le parc de la Lafontaine. «Il y a des trous béants dans sa clause qui permettrait des agrandissements dans le parc», regrette-t-il.
Selon lui, il n’est pas contre le projet de construction de l’école. «On veut protéger les enfants et les parents», souligne-t-il.
«L’Office de consultation publique de Montréal a fait un grand effort pour trouver un consensus», a dit Mme Villatora, désapprouvant que certaines des recommandations les plus importantes ne soient pas tenues en compte.
Daniela Villatora rappelle que pour panser les plaies ouvertes suite aux déchirements que cause ce dossier, «il faut que l’on soit dans le respect de tout le monde».
«Si on réussit à avoir la garantie de non-agrandissement, les enfants d’aujourd’hui seront les premiers à louanger le fait que le parc existe encore», conclut M. Langlois.
La Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys conserve la même position dans le dossier. Dans une lettre d’entente adoptée au Conseil des commissaires du 3 juin, on peut lire que «la Commission scolaire s’engage en faveur des Citoyens à ne pas ajouter d’étages supplémentaires à la nouvelle école qui sera construite sur le lot 5 291 448. La Commission scolaire s’engage en faveur des Citoyens à ne pas demander à la Ville de Montréal une cession d’un lot ou d’une partie de lot adjacent au lot 5 291 448, et ce, dans le but d’agrandir la superficie du terrain 5 291 448 du cadastre du Québec tel que présentement constitué, dans ses dimensions actuelles, afin de permettre un agrandissement de la future école».
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