Comme LaSalle soutient depuis plusieurs années que son financement est sous-estimé par la Ville, cette annonce est accueillie avec soulagement par les élus de LaSalle et par son administration. Depuis 2007, l’arrondissement a dû recourir à la taxation locale, à l’espace fiscal consenti par Montréal et à l’appropriation de surplus pour boucler son budget.
Pour les élus de LaSalle, les conclusions de cet exercice sur le financement des arrondissements, mené par la Ville depuis déjà deux ans, viennent corroborer leurs efforts soutenus pour faire reconnaître les besoins réels de l’arrondissement.
La mairesse Manon Barbe salue la volonté de l’administration Coderre-Desrochers de corriger l’iniquité que subissent les arrondissements sous-financés. «Depuis des années, mes collègues et moi répétons que l’arrondissement de LaSalle est sous-financé par rapport à ses besoins réels. C’est un grand soulagement de voir la dotation historiquement inéquitable de notre arrondissement enfin corrigée», a déclaré la mairesse. «L’étalement sur cinq ans de l’augmentation de notre financement ne règlera pas nos problèmes d’un coup. C’est même très long, cinq ans, mais au moins, nous pourrons préparer les prochains budgets sans couper davantage et alléger au fil des ans le fardeau fiscal des LaSallois».
Cette annonce de la correction progressive du financement de l’arrondissement par la Ville de Montréal a fait dire à la mairesse Manon Barbe: «Ce dénouement est positif pour nous, mais LaSalle est loin d’avoir gagné à la loterie. Non seulement notre arrondissement ne sera pleinement financé que dans cinq ans, mais depuis 2007, nous avons dû taxer localement et utiliser nos surplus pour éviter de baisser le niveau de service. J’aurais souhaité une correction plus significative de nos budgets dès 2015».
La mairesse Barbe a salué le souci du maire Denis Coderre et du président du comité exécutif, Pierre Desrochers, de solutionner le problème des arrondissements dont le financement ne correspondait pas à leurs besoins, et ce depuis plusieurs années.
Sur le territoire montréalais, toutefois, le nouvel aménagement ne fait pas l’unanimité et certains maires menacent de quitter la Ville de Montréal.