L’objectif est d’augmenter le sentiment de sécurité des LaSallois, leur redonner le goût de fréquenter leurs parcs et de circuler en toute quiétude.
Auparavant, LaSalle retenait les services de Vélo-Sécur, qui a fermé boutique. Les sommes disponibles ont été investies pour bonifier la patrouille cycliste du SPVM et le budget se chiffre à 58 716$.
Dans une entrevue accordée au Messager, le commandant du poste de quartier 13, Mathieu Durand, et le superviseur responsable de la patrouille, Daniel Tétreault, ont expliqué le rôle des patrouilleurs. Le policier Jean-François Racicot est l’autre policier impliqué dans le projet.
Les cadets sont formés à réagir et détecter des situations problématiques. Leur proximité avec les policiers du poste 13 leur permet d’obtenir rapidement l’aide des policiers si nécessaire.
Ils veillent au respect de la réglementation municipale sur les heures d’ouverture, la consommation d’alcool, l’utilisation du mobilier urbain, etc. Ils créent des contacts et développent des liens de confiance. «Leur rôle est d’informer les gens et de les sensibiliser aux règlements. On leur remet des outils tels que des dépliants et des cartes produites par le SPVM,» explique le commandant Durand.
Aucun incident majeur
Selon MM. Durand et Tétreault, «c’est un été qui va très bien jusqu’à maintenant. Il y a beaucoup d’affluence et plusieurs événements organisés par l’arrondissement ou par des organismes et on ne déplore aucun incident d’importance».
Les patrouilleurs peuvent aider des gens en difficulté ou à mobilité réduite. «Récemment, les cadets ont localisé une personne âgée qui semblait confuse dans un parc. Comme premiers intervenants, ils ont sécurisé la personne et fait appel aux policiers pour l’aider».
Pas de quotas
Policiers et cadets à vélo ont-il des quotas de billets d’infraction à rencontrer? Le commandant Durand répond: «aucunement. La répression n’est pas un mandat unique. On travaille sur tous les axes. Je préfère que mes policiers interviennent en matière d’information. Le but n’est pas de coincer quelqu’un. On veut que la règlementation soit respectée et que les lieux publics soient tranquilles après les heures de fermeture».
La patrouille à vélo représente une extension des yeux et des oreilles de la police et de l’arrondissement. Ses membres peuvent signaler des graffitis, une lumière brûlée, une clôture endommagée et autres. «Ils font un rapport aux policiers Tétreault et Racicot, qui eux, siègent au comité d’intervention jeunesse de l’arrondissement».
Comment le public perçoit les patrouilleurs? «Ils sont contents de voir des policiers partout dans les parcs. C’est une porte d’entrée pour des gens qui ne communiqueraient pas nécessairement avec nous. Ce sont des yeux et des oreilles qu’on a un peu partout et c’est bénéfique pour tout le monde», mentionne le commandant Durand.