Chaque mois, quelques citoyens reviennent à la charge pour réclamer que les élus les autorisent à enregistrer les séances publiques du conseil d’arrondissement et pour que ces assemblées soient présentées par la webdiffusion.
Lors de la séance du 3 décembre, Joseph Pugliese a encore demandé la permission d’enregistrer les séances du conseil, et pour qu’elles soient présentées sur le web, «pour que tout le monde puisse y accéder, par souci de transparence».
M. Pugliese opère le site Internet Democratique.ca qu’il qualifie de site d’enquête journalistique. «Je vous demande, comme citoyen concerné et en tant que journaliste d’enquête, le droit de d’enregistrer les séances, au nom de la démocratie. En janvier 2013, avec Democratique.ca, nous ferons des entrevues avec des citoyens qui veulent parler de transparence et de démocratie.»
La mairesse Manon Barbe lui a répondu ainsi: «vous devez faire la demande auprès du greffe de l’arrondissement et on vous répondra selon le code de notre réglementation.»
M. Pugliese a dit avoir été insulté par le conseiller Richard Deschamps après la séance du 6 juin 2011. «La première fois qu’il m’a rencontré, il m’a dit: «faites-vous élire et changez la règle». C’est une des raisons pour lesquelles je suis ici et que des citoyens veulent plus de démocratie.»
Le conseiller Deschamps s’est défendu ainsi. «Nous avons été élus par les citoyens pour une période de quatre ans. Il y aura des élections en novembre 2013 et vous avez tout le loisir, comme citoyen, de vous présenter comme candidat. C’est la loi qui est comme ça. De vous répondre qu’un citoyen peut se présenter à une élection pour modifier les choses, je ne crois pas que c’est de manquer de respect envers un citoyen. Vous pouvez essayer de me faire dire toutes sortes de choses, mais c’est un droit démocratique que tout citoyen a, et je vous invite à l’exercer».
Le citoyen Steven Laperrière s’est dit aussi favorable à la webdiffusion pour que «toute l’information puisse être disponible pour tout le monde. Pour la transparence et la clarté de vos réponses.»
La mairesse Barbe a soutenu «que c’est sûr qu’un jour, on va tous être sur le web, mais ce jour n’est pas aujourd’hui. Beaucoup de familles ne sont pas sur le web. À Montréal, pour 1, 8 millions de citoyens, à chaque mois, nous n’avons pas 400 visiteurs, et un très fort pourcentage d’entre eux sont des employés de la Ville. On pense que ce n’est probablement pas 25 000 $ qui seraient bien investis. Dans le mandat actuel, on cherche comment faire plus, avec le même argent. Oui ce serait accessible à tout le monde, mais la grande majorité des citoyens ne font pas ce choix. Je ne dis pas que ça ne se fera jamais, mais je pense que c’est encore prématuré pour l’instant.»