Dame nature a frappé un grand coup pour son match d’ouverture 2012-2013. L’importante tempête de neige, qui s’est abattue sur la région de Montréal le jeudi 27 décembre, a laissé, en une quinzaine d’heures, quelque 45 cm de neige accompagnés de forts vents, ce qui a diminué la visibilité et nui aux opérations de déblaiement des rues.
Débuté le vendredi 28 décembre, le chargement de la neige s’est terminé le mardi 8 janvier avec des arrêts les dimanches 30 décembre et 6 janvier et le mardi 1er janvier.
Bon nombre de résidants ont constaté que les rues secondaires étaient nettement moins accessibles et certains ont manifesté leur insatisfaction quant à la rapidité de l’opération.
Beaucoup d’efforts et d’argent sont consacrés pour repousser, souffler et transporter cette neige qui, pour sa part, est capable d’ensevelir en une seule journée chaque coin et recoin des municipalités.
Pour cette opération de chargement, LaSalle a mis à l’œuvre tous ces effectifs, soit 165 cols bleus, plus le personnel d’encadrement et de soutien technique. L’arrondissement dispose de 10 souffleuses, 17 chenillettes de trottoir, 20 niveleuses, 6 chargeuses, 3 saleuses et 14 dépanneuses. Jusqu’à 140 camions ont transité vers le site des neiges usées. Le budget total alloué à cette opération devrait approcher un million de $.
Une opération de chargement de grande envergure
Le déneigement de la tempête du 27 décembre est l’un des plus importants réalisés au cours des dernières années. À l’œuvre dès l’accumulation des premiers centimètres, les équipes ont déblayé les rues jusqu’en soirée. LaSalle a ensuite amorcé ses opérations en soufflant, là où c’est possible, la neige directement le long des parcs et espaces verts de l’arrondissement.
Le vendredi 28 décembre, les équipes ont entamé le chargement de la neige jusque tard en soirée et repris le travail le samedi. Comme le stationnement sur rue est permis des deux côtés de la rue le dimanche, les équipes ont fait relâche le 30 décembre. Le lundi 31 décembre, le travail a repris, mais le mardi 1er janvier, pour respecter la loi 430, qui régit les heures de conduite et de repos des conducteurs de véhicules lourds, les cols bleus (qui conduisent souffleuses, saleuses, chenillettes, etc.) et les camionneurs artisans devaient cesser le travail pour prendre 36 heures de repos. L’arrondissement a repris ses opérations le mercredi 2 janvier et tous les jours (sauf dimanche) jusqu’au mardi 8 janvier.
Selon un communiqué émis par l’arrondissement, plusieurs facteurs ont rendu le travail difficile.
• Le stationnement alternatif: comme les opérations ont débuté un vendredi, l’arrondissement a disposé de quatre jours de chargement du côté lundi-mercredi-vendredi et a pu terminer ce côté le 4 janvier. Par contre, pour les côtés mardi-jeudi-samedi, le travail n’a pu être terminé que le mardi 8 janvier, alternance et congé du 1er janvier obligent.
• Les déneigeurs privés délinquants: la quantité de neige poussée dans la rue et même souvent sur les trottoirs par les entrepreneurs privés ralentit le travail des équipes, car la rue devient presque impraticable pour les niveleuses et autres équipements. L’arrondissement a dû abandonner le déblaiement de nombreux trottoirs à cause des montagnes créées par des entrepreneurs.
• La Loi 430. Conformément aux dispositions provinciales, les cols bleus et les camionneurs artisans devaient cesser le travail le lundi 31 décembre en soirée pour prendre 36 heures de repos.
• La déblaiement des entrées après le passage de la souffleuse: ceux qui déblaient leurs entrées après le passage de la souffleuse nuisent au travail de l’arrondissement et donnent l’impression que le déneigement n’a pas été fait.
Un nombre trop élevé de remorquages
La nécessité de remorquer les contrevenants est un autre frein majeur au déneigement. Non seulement l’équipe qui attend coûte-t-elle très cher, mais la contravention remise lors d’un remorquage revient à 92$.
Le Service de police rappelle aux automobilistes que lorsqu’ils garent leur véhicule, ils ont la responsabilité de s’assurer que leur voiture ne gênera pas le passage des véhicules d’urgence (policiers, pompiers, ambulanciers) ou de déneigement. Les contrevenants s’exposent à une contravention.
