Nouvellement élu comme député libéral de Marguerite-Bourgeoys, Robert Poëti pourrait-il envisager de devenir un jour chef du Parti libéral du Québec et premier ministre du Québec ? Questionné à ce sujet, l’homme ne ferme aucune porte quant à ses objectifs à long terme.
En réponse à une question soulevée par un membre de la Chambre de commerce et d’industrie du Sud-Ouest lors de la conférence qu’il a prononcée le 14 décembre au Centre Sorrento, Robert Poëti a déclaré: «je ne sais pas ce qui va arriver. Je me donne quatre ans pour comprendre le système parlementaire, mettre les pieds aux bonnes places et regrouper les gens ensemble. On a un pays fantastique et je pense qu’il faut qu’on continue en ce sens-là.»
Quelques jours après l’élection de septembre, Le Messager avait demandé au député si le poste de chef du Parti libéral aurait pu l’intéresser ? Il avait répondu: «à ce stade-ci, ce n’est pas une réflexion que j’ai besoin de faire. J’en suis à mes débuts, je fais confiance aux gens qui sont là et j’ai beaucoup à apprendre dans les rouages parlementaires. J’ai certains avantages par mon expertise professionnelle et personnelle dans des sphères d’activités spécifiques, mais au niveau du rouage politique, je ne suis pas qualifié à ce stade-ci pour penser à un travail comme celui-là.»
Dans l’actuelle course à la chefferie du Parti libéral du Québec, Robert Poëti appuie la candidature de Pierre Moreau, envers lequel il ne tarit pas d’éloges. «Je pense qu’on va reconstruire le parti en peu de temps. On va avoir un chef extraordinaire et je vais tout faire pour être très près de ce chef-là pour aller de l’avant, parce que je pense qu’on est rendu là au Québec.»
La réputation des politiciens
Devant les membres de la Chambre de commerce, Robert Poëti a insisté sur la nécessité de redorer le blason de la majorité des politiciens de tous les niveaux qui, à son avis, sont des gens honnêtes.
«La responsabilité de l’honnêteté est individuelle. Regardez les gens qui vous représentent et demandez-vous s’ils font une bonne job et s’ils sont dévoués. Si la réponse est oui, votez pour eux. Je ne suis pas responsable du jardin secret de chaque personne. À l’Assemblée nationale, si j’ai quelqu’un à côté de moi qui a commis des actes criminels ou répréhensibles, qu’il se lève et qu’il sorte. Mais ceux qui sont là et qui s’occupent de faire avancer la ville, la province et le pays, ces gens méritent de rester là. Jugez les gens, pas les partis.»
Rappelons que lors du scrutin de septembre dernier, Robert Poëti a obtenu l’appui de 19 993 électeurs de la circonscription de Marguerite-Bourgeoys, une majorité de 13 049 voix sur la jeune candidate péquiste Jessica Riggi.