Je viens de vivre une situation qui m’interpelle. Je suis outré et je souhaite qu’à l’avenir, cette censure ne deviendra pas monnaie courante. Dans quelques écoles du Grand Montréal, certains fonctionnaires ont décidé d’aviser les élèves qu’à l’avenir, on ne dit plus Joyeux Noël !
Cette directive vient-elle des élus des commissions scolaires? Non! À l’exemple de l’expérience du complexe Guy-Favreau, un fonctionnaire a pris une décision personnelle dépendant de ses valeurs. Il a décidé d’éliminer les arbres de Noël.
Heureusement, la situation a été corrigée par le ministre. La colonne vertébrale de certains fonctionnaires a un réel besoin de soins intensifs. Il faut arrêter de jeter aux poubelles nos valeurs québécoises. De jouer aux petits Napoléon dans son milieu ou dans son école, démontre une faiblesse face aux autres religions.
Pourquoi s’autocensurer chez nous, au Canada et au Québec, pour plaire à certaines religions extrémistes? Avant de prendre de telles décisions, l’organisation au grand complet, soit la commission scolaire, doit être au courant d’une telle décision personnelle. Je peux comprendre certains parents de réagir face à certaines directions.
Gilbert Vachon, commissaire et membre de l’exécutif, LaSalle Sud