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LaSalle

Une LaSalloise au secours des femmes et des enfants du Népal

LaSalloise depuis 40 ans, Suzanne Ladouceur, 60 ans, a entrepris, au cours des quatre dernières années, un cheminement bien particulier. Chaque année, elle s’exile pendant près de six mois au Népal, à titre de bénévole pour un organisme appelé Women’s Foundation Nepal (WFN), qui milite contre la violence, l’abus, la pauvreté et la discrimination faite aux femmes et aux enfants.

Comment Suzanne Ladouceur vit-elle cette expérience d’aide humanitaire? «Ma vie au Népal est enrichissante et ma vision du Tiers Monde n’est plus la même. À côtoyer des gens qui vivent dans la misère et la pauvreté, jour après jour et qui, malgré tout, ont un sens inné de l’entraide des pauvres envers les plus pauvres, ma vision de cette partie du monde a changé. Le plus beau de ma vie au Népal, le plus touchant, est d’être témoin de cet amour, de ce respect, du don de soi, la compassion et le sens de la famille. Je n’ai jamais été aussi riche que depuis que j’ai connu et vécu avec la pauvreté.»

Le Népal est un pays méconnu où la législation ne protège pas ou peu, les femmes ainsi que les enfants abandonnés et souffrant de malnutrition. La WFN a comme mission de redonner à ces gens, confiance, estime de soi et espoir en un avenir meilleur. Près de 73% des femmes du Népal sont victimes de violence conjugale ou familiale et sont stigmatisées par leur société. Encore aujourd’hui, il est punissable par la loi népalaise de troubler la paix, mais pas de battre sa femme.

Avant son prochain départ prévu en janvier 2012, Mme Ladouceur invite les LaSallois à l’appuyer dans cette cause en achetant un châle / écharpe en pure soie tissé à la main par des femmes du Népal. Pour ce faire, elle sera présente à la mairie d’arrondissement de LaSalle, les 2, 3 et 4 novembre, dans la cafétéria des employés, située au rez-de-chaussée de l’édifice, durant les heures d’ouverture de l’endroit.

Suzanne Ladouceur explique que «la Coopérative des femmes népalaises produit ces châles de soie faits à la main par des femmes rescapées de la misère. Ce travail au sein de l’atelier leur garantit une source de revenu, d’autonomie, et d’indépendance financière et émotive. Elles deviennent des modèles pour leurs enfants et leur communauté.»

Les profits de ces ventes sont répartis ainsi: 20% sont versés directement à la travailleuse en plus d’un salaire équitable, 20% pour la gestion de la coopérative, et 60% pour les programmes de la Fondation, soit un refuge et une garderie pour 50 femmes et 100 enfants, du support médical, psychologique et légal, de l’éducation et de la formation, et une ferme biologique. Le tout à des prix compétitifs variant entre 20$ et 40$.

La WFN gère aussi un refuge abritant près de 150 femmes et enfants; sans oublier le lobbying qu’elle fait auprès du gouvernement pour modifier les lois et obtenir pour les femmes davantage de justice sociale.

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