lang="fr-FR" > Un LaSallois à la tête de l'Institut Cryonics de Détroit
LaSalle

Un LaSallois à la tête de l’Institut Cryonics de Détroit

Stephan Beauregard dans l'Institut Cryonics de Détroit

Natif de LaSalle, Stephan Beauregard a grandi sur la rue Bonnier et fréquenté les écoles primaires Notre-Dame-du-Sacré-Cœur et Sainte-Geneviève, avant de déménager. Quarante-six ans plus tard, le voici directeur de l’Institut Cryonics de Détroit, un centre scientifique orienté sur la cryogénisation.

Ce procédé implique le refroidissement de personnes juridiquement mortes à la température de l’azote liquide, à moins 196 degrés Celsius, dans l’espoir que les procédures scientifiques seront un jour en mesure de les faire revivre en bonne santé.

À la vie, à la mort

Être congelés côte à côte à leur décès, dans l’espoir de revivre leur histoire d’amour un jour. Utopie ou réalité? Stephan Beauregard et son épouse Magali gardent espoir que ce sera possible, grâce à la cryogénisation. Une aventure de 28 000$.

Le couple a signé un contrat avec l’Institut Cryonics, en banlieue de Détroit, où 129 corps humains congelés et vidés de leur sang, reposent dans d’immenses réservoirs, la tête en bas, en attendant d’être ressuscités grâce à la technologie.

Pourquoi la tête en bas? «Si jamais il arrive un problème et que le liquide nitrogène se met à baisser, c’est la tête qu’il faut protéger », explique Stephan Beauregard.

Un amour plus fort que tout

Stephan et Magali Beauregard comptent être préservés à leurs décès, même s’il est impossible de connaître la suite des choses.

«Nous ne sommes pas des illuminés ni des gens désespérés. On se dit que nous n’avons rien à perdre de l’essayer, même si nous n’avons aucune garantie. Nous adorons la vie et n’avons pas assez de 24 heures par jour pour réaliser nos rêves», expliquent-ils.

Magali ajoute: «s’il lui arrive quelque chose, j’aimerais mieux savoir que Stephan est préservé, plutôt que de l’enterrer ou le brûler».

Le couple porte un bracelet indiquant les directives de base. «À la maison, sur le frigo, il y a des directives. Les premiers instants sont très importants et les ambulanciers doivent être au courant,» explique Stephan.

Des frais de 28 000$

La cryogénisation coûte 28 000$. «Ça paraît gros, mais si on calcule les frais funéraires normaux, c’est environ 10 000$ de plus. Les gens investissent dans une hypothèse scientifique, avec l’espoir que dans 20, 30 ou 40 ans, on pourrait les décongeler. Plusieurs le font par l’entremise d’une assurance-vie», explique le LaSallois d’origine.

Grâce à un film

C’est en France, en 1993, que Stephan Beauregard a d’abord lu sur la cryogénisation? «Ma première réaction a été de penser que ça devait être une méchante attrape pour des naïfs».

Quand son grand-père, qu’il compare à Charles Ingalls, est décédé, il a repensé au texte qu’il avait lu. «Mais le véritable élément déclencheur a été le film «Forever Young», avec Mel Gibson, qui se fait préserver dans le film»

Stephan et Magali ont signé leurs papiers en 2005, «pour faire ça de façon légale avec un testament notarié».

Un Québécois à la tête de Cryonics

Depuis septembre, Stephan Beauregard est directeur bénévole de l’Institut Cryonics. «J’ai eu des idées que j’ai réalisées avant l’élection. Les Américains ont été étonnés et j’ai été élu. Un honneur pour un Québécois francophone dans un centre scientifique américain».

Le couple habite Saint-Boniface, en Mauricie, où il opère une entreprise de publicité.

Les intéressés peuvent communiquer avec Stephan en écrivant à stephan@cryonics.org et il y a la page Internet de Cryonics.org

Cryogénisation en chiffres

1179 membres enregistrés au Cryonics Institute

129 patients préservés, dont 35 du Québec.

109 animaux de compagnie.

 

 

Articles récents du même sujet

Exit mobile version