Les maisons de chambres sont souvent un dernier rempart avant l’itinérance et une étape vers une réinsertion sociale. Elles s’adressent surtout à une population vulnérable ou en période de transition.
« Leur maintien est crucial considérant que leur nombre est décroissant », croit Mme Thériault.
À la suite du rapport de la Commission de la santé et des services sociaux sur l’itinérance au Québec qui statuait que la sauvegarde des maisons de chambres est un enjeu crucial pour Montréal, Vision Montréal a déposé une motion au conseil municipal de Montréal d’avril dernier.
À la suite d’un examen approfondi de la question au sein de la Commission permanente sur le développement social et la diversité montréalaise, Mme Thériault a déposé son rapport, au conseil municipal du 20 août.
« Notre motion a été étudiée par la commission et nous avons eu trois rencontres de travail, afin de formuler des recommandations unanimes qui soutiennent la poursuite du recensement des maisons de chambres, le maintien et le développement de ce type d’habitation et des programmes développés auprès des personnes seules, sans domicile fixe, à risque ou en état d’extrême pauvreté », précise la conseillère municipale.
Celle-ci maintient « que pour faire face au problème d’itinérance et au manque criant de maisons de chambres, le conseil municipal doit réitérer sa demande aux gouvernements du Québec et du Canada pour assurer un plus grand nombre de ce type d’habitation en ville ». (S.C.)