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Montréal-Est

Fonderie Horne: l’affinerie CCR de Montréal-Est menacée

L'affinerie CCR, dans Montréal-Est.

Glencore suspend les investissements de 300 M$ prévus à la fonderie Horne de Rouyn-Noranda, ce qui compromet les opérations de l’affinerie CCR de Montréal-Est. L’entreprise, le syndicat et la Chambre de commerce de l’Est de Montréal réclament des ajustements au gouvernement.

Mardi, l’entreprise Glencore a annoncé la suspension des investissements prévus à la Fonderie Horne. Ces investissements visent à atteindre les obligations de l’entreprise en matière de santé publique et d’environnement. L’entreprise affirme être dans l’impossibilité de déployer les investissements à temps pour mars 2027, date à laquelle la Fonderie Horne sera assujettie à de nouvelles cibles d’émissions de polluants comme l’arsenic.

«Il serait irresponsable d’autoriser un investissement d’une telle ampleur sans avoir l’assurance que les conditions réglementaires permettraient à la fonderie de continuer à opérer dans un cadre prévisible et réaliste à plus long terme», affirme l’entreprise.

Les investissements prévus à l’affinerie CCR, située sur l’avenue Desrochers à Montréal-Est, seront aussi ralentis.

L’entreprise demande un ajustement de l’autorisation ministérielle qui lui permet de poursuivre ses opérations afin de pouvoir déployer ses investissements sur un échéancier plus réaliste.

La chaîne québécoise de transformation du cuivre représente près de 3 287 emplois directs et indirects, dont 1 259 dans la région de Montréal. La plupart se concentrent autour de l’affinerie CCR.

Pas de fonderie, pas d’affinerie

La nouvelle a suscité une vive réaction de la part de la Chambre de commerce de l’Est de Montréal. L’organisme souligne l’importance de cette fonderie pour l’économie locale et craint que cette suspension n’ait des répercussions négatives sur l’emploi et le développement économique de la région.

«L’affinerie CCR ne peut survivre sans l’approvisionnement de la Fonderie Horne. La fermeture de l’une entraînera automatiquement la fermeture de l’autre», souligne la CCEM dans un communiqué diffusé mardi.

«Fragiliser la seule chaîne intégrée de transformation du cuivre au Canada est un non-sens économique. Dans le contexte actuel de tensions commerciales, de pressions sur les chaînes d’approvisionnement et devant les immenses besoins en cuivre pour électrifier notre économie, on ne peut se permettre de perdre cette chaîne hautement stratégique», affirme Jean-Denis Charest, président-directeur général de la CCEM.

M. Charest demande aux gouvernements du Québec et du Canada de s’asseoir avec Glencore pour trouver une solution qui permettrait la survie de la fonderie et de l’affinerie.

Même son de cloche du côté du Syndicat des Métallos.

«En pleine guerre commerciale, alors qu’on se bat pour garder nos jobs, le gouvernement du Québec vient de signer l’arrêt de mort de la filière du cuivre au Québec par son inaction. […] Ce gouvernement manque de courage politique et ce sont encore une fois les travailleur.euse.s qui vont en payer le prix», affirme le directeur québécois des Métallos, Nicolas Lapierre.

La Fonderie Horne est au coeur des débats sur la santé publique à Rouyn-Noranda depuis plusieurs années à cause de la concentration d’arsenic dans l’environnement immédiat de l’usine. En 2022, le gouvernement du Québec a demandé à Glencore de réduire à 15 nanogrammes par mètre cube la quantité d’arsenic dans l’air d’ici 2027.

Cet article a été produit par l’intelligence artificielle et édité par un journaliste. Veuillez consulter notre Politique d’utilisation de l’intelligence artificielle à des fins journalistiques pour en savoir davantage sur nos pratiques concernant l’IA. Pour toute question, contactez Olivier Robichaud, rédacteur en chef, à l’adresse orobichaud@journalmetro.com.

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