Le document d’orientation en matière de gestion des lieux de culte présenté aux élus lors de la dernière séance du conseil d’arrondissement, le 11 décembre, rappelle que la planification et la réglementation actuellement en vigueur datent du début des années 1990 et tiennent compte de la réalité de cette époque. Il est aussi mentionné que lors de l’élaboration du premier plan d’urbanisme de l’ancienne Ville de Montréal-Nord, il n’y avait sur son territoire qu’une dizaine d’églises de confession catholique romaine et qu’elles consistaient en l’essentiel des lieux de culte, à l’époque.
Au début des années 2000, ce nombre avait presque doublé et on recensait une vingtaine de lieux de culte. Aujourd’hui, on parle officiellement de plus d’une soixantaine de lieux de culte de toutes les confessions possibles, un chiffre qui pourrait friser la centaine si l’on tient compte des lieux clandestins ou de ceux qui déménagent souvent. Plusieurs ne respecteraient pas les règlements de zonage ou le Code du bâtiment, ce qui a poussé l’arrondissement à se doter du plan d’action qui vient d’être adopté.
Changements à prévoir
Constatant une inadéquation entre le nombre de secteurs où ce type d’activités est permis – c’est-à-dire sur un pourcentage minime du territoire —, et les besoins exprimés, « une situation qui entraine une augmentation importante du nombre d’établissements fonctionnant sans autorisation règlementaire, et ce, souvent, dans des lieux inappropriés ou des bâtiments délabrés », constatant aussi une diversification des activités complémentaires (sur le plan communautaire et parfois culturel), le tout dans un contexte de cadre règlementaire « déficient et inadapté qui entraine un manque relatif de contrôle ou de suivi », fonctionnaires et élus ont convenu d’agir en trois étapes.
Pour commencer, au cours des prochaines semaines, les actions vont porter sur la modification et l’actualisation de certains règlements de zonage et sur l’établissement d’un plan de communication et d’information. À moyen terme, l’arrondissement veut élaborer une stratégie d’action et de soutien en vue de régulariser les installations dérogatoires et aussi resserrer l’application règlementaire pour les contrevenants.
Finalement, à long terme et sur une base régulière, l’inventaire des lieux de culte sera maintenu et le portrait de la situation sera actualisé périodiquement. On entend aussi poursuivre la collaboration déjà entamée avec le groupe de travail montréalais sur les lieux de culte, un organe de la Direction de la diversité sociale de la Ville de Montréal.