Dans « Carton, Cartoon », ce sont les boites de carton et le papier qui ont été les matières premières d’Aline Martineau, laquelle œuvre aussi en sculpture, en gravure et dans le domaine des films d’animation.
« Elles sont utiles, elles servent à ranger, à emballer des objets, des cadeaux, à transporter nos biens d’un lieu à un autre. Elles ont déjà contenu des denrées ou des marchandises, elles viennent parfois de très loin et elles ont plusieurs vies », dit-elle à propos des boîtes dont elle s’est servie.
« J’aime leur apparence; la couleur, la texture du carton ondulé, les signes qui racontent leurs histoires, à quoi elles ont servi, d’où elles viennent. J’aime l’idée du contenant, de l’usage et de l’usure, de l’espace vide, incitant à investir par l’esprit ce petit lieu », poursuit l’artiste.
Ainsi, ce sont de réels petits mondes qu’elle crée dans ces espaces transformés, comme c’est le cas de cette artiste qui se regarde dans le miroir de sa loge ou encore de ces personnages entassés dans un étrange ascenseur.
« Je transforme les boîtes de carton, soit pour célébrer leurs fonctions; comme cette précieuse boîte à chaussures de papier, soit pour évoquer les jeux de notre enfance. Elles sont alors cette matière usuelle, disponible et ludique qui permet de construire, d’inventer de petits intérieurs, d’aménager les pièces d’une maison improbable, les décors d’un théâtre silencieux. Elles deviennent prétextes à un jeu d’échelle et de proportion, une invitation à passer du grand au petit, du réel au virtuel », explique Aline Martineau.
En plus de ses créations et de ses personnages de carton, Aline Martineau présente dans le cadre de cette exposition de courts films d’animation qui s’intègrent à son installation. Dans ceux-ci, de personnages de papier sont animés image par image pour raconter des histoires inspirées du travail de l’artiste.
Le vernissage de « Carton, Cartoon » aura lieu jeudi de 18 h 30 à 20 h 30 dans la salle d’exposition de la Maison culturelle et communautaire de Montréal-Nord. Les œuvres resteront sur place jusqu’au 12 septembre. L’entrée est libre, du mardi au dimanche, de 12 h à 17 h.